POLITIQUE

Togo/Manifestation du 23 mars : réédition de 2017 ou simple feu de paille ?

Après plusieurs tentatives infructueuses de mobilisation depuis 2017, l’opposition togolaise et la société civile comptent de nouveau descendre dans les rues. Elles annoncent une grande manifestation le dimanche 23 mars 2025 pour protester contre la nouvelle constitution qui instaure désormais un sénat et une nouvelle République. Malgré la note d’interdiction du ministère de la décentralisation, cela ne semble pas entamer le moral des initiateurs qui continuent par appeler à la mobilisation. Pour Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), cette réforme est une « forfaiture ». Paul Dodji Apevon des Forces Démocratiques pour le Renouveau (FDR) parle de quant à lui, d’une « bêtise ». Leur objectif est de remobiliser la population contre un système qu’ils jugent conçu pour perpétuer le règne de Faure Gnassingbé, en le

ANC, la défection de trop, Agbeyibor Komlanvi quitte la barque

Vague de défection au sein de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Après Gbodzo Afiwa Enyonam, c’est le tour du deuxième adjoint au maire Golfe 7, Agbeyibor Komlanvi de rendre sa décision au Président national de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Les désaccords idéologiques et stratégiques seraient à la base de cette nouvelle défection au sein du parti de Jean-Pierre Fabre. Agbeyibor Komlanvi motivé par ses convictions et objectifs personnels ne comptent plus faire route avec le parti orange. Dans un courrier , il l’a fait savoir à l’état-major du parti. « Après une réflexion approfondie, j’ai constaté que mes convictions et objectifs personnels ne concordent plus avec l’orientation prise par notre parti. Face à ces désaccords idéologiques et stratégiques, j’ai pris la décision, certes difficile, mais nécessaire, de

Togo : L’ANC qualifie la nouvelle constitution d’«antidémocratique» et accuse le RPT-UNIR d’« institutionnaliser un pouvoir personnel et militaire »

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a, une fois de plus, dénoncé la nouvelle constitution togolaise la qualifiant d’«antidémocratique». Lors d’une conférence de presse ce mercredi 19 mars , le parti de Jean Pierre Fabre a fustigé les articles 50 et 54 de de la nouvelle constitution « imposée par le régime RPT/UNIR ». Sous couvert d’un passage à un régime parlementaire, ce texte ne fait en réalité qu’ « institutionnaliser un pouvoir personnel et militaire » sans précédent, « taillé sur mesure pour Faure Gnassingbé et son clan ». Loin d’instaurer une véritable séparation des pouvoirs, cette constitution concentre l’essentiel des leviers du pouvoir entre les mains d’un « Président du Conseil », personnage tout-puissant qui, bien que non élu, exercera des prérogatives qui dépassent celles de nombreux chefs

Togo : Connaître le profil du futur PCM et ses prérogatives

Désormais figure centrale de l’exécutif au Togo, le futur Président du Conseil des Ministres, sera désigné selon les modalités définies par la constitution du 06 mai 2024 et disposera de prérogatives étendues. Des questions se posent sur le profil et les prérogatives de celui présidera le conseil des Ministres au Togo sous le sceau de la cinquième République. A cette question, nous vous livrons les réponses prévues par la Constitution du 6 mai 2024. Il s’agit de connaître la composition et le statut du Gouvernement , la désignation du PCM, les conditions de son éligibilité ou encore de ses attributs entre autres. Composition et statut du gouvernement Le prochain gouvernement sera coiffé par le Président du Conseil des Ministres (PCM). Selon l’article 46 de la constitution du 06 mai 2024,

Togo : Le sénat au complet , Faure nomme le 1/3 des sénateurs

L’on connaît désormais les noms et les profils des 20 sénateurs devant compléter les 41 déjà élus. Le Président de la République, Faure Gnassingbé a, par décret pris ce mercredi, nommé les 20 qui correspondent au 1/3 restant des sénateurs. Cette nomination est conforme à la Constitution du 6 mai et à l’ordonnance n° 2024-003/PR du 5 novembre 2024 portant code électoral, modifiée par l’ordonnance n° 2024-004/PR du 24 décembre 2024, ainsi qu’à la décision n° ES-003/25 du 24 février 2025 de la Cour constitutionnelle, portant proclamation des résultats définitifs de l’élection de sénateur. D’après ce décret, les noms des sénateurs par ordre alphabétique sont les suivants : 1. Madame ABOUGNIMA K. Molgah 2. Monsieur AKOUETE Yaovi Beliki 3. Monsieur ALIPUI Sénanu Koku 4. Monsieur AZIABLE Koami N’kunu 5. Madame

Résultats des sénatoriales : une gouvernance sans contrepoids institutionnel pour UNIR confirmée

Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), consolide sa mainmise sur la scène politique togolaise à l’issue des élections sénatoriales du 15 février 2025. Avec 34 sièges sur les 41 en jeu, UNIR s’impose largement. L’opposition et les formations indépendantes se partagent les sept sièges restants. Selon la loi en vigueur, le Sénat togolais est composé de 61 membres, dont 20 sont nommés directement par le Président de la République. Etant lui-même à la tête du parti UNIR, Faure Gnassingbé pourra désigner des personnalités de son entourage. Ce qui lui permettra de contrôler les deux (02) chambres du parlement chargées de légiférer et de contrôler l’action du Gouvernement. Descente aux enfers pour l’opposition Cette large domination du parti présidentiel est le fruit d’un processus entamé depuis plusieurs années.

Prison civile de Lomé , un détenu politique serait décédé ?

Condamné le 03 février dernier avec dix-neuf (19) de ses co-accusés , Karrou Wawim ne survivra pas en prison. Le militant du PNP absent lors du jugement pour cause de maladie, serait décédé ce week-end dans sa cellule, selon ASVITO, une organisation de la société civile togolaise. Absent lors de son jugement par la Cour d’assises de Lomé le 03 février 2025, Karrou Wawim ne serait plus en vie. Selon les informations de l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO), le détenu dit « politique » serait décédé dans le weekend écoulé dans sa cellule à la prison civile de Lomé . Il a été rapporté depuis le mois de janvier, qu’il souffrirait de graves complications hépatiques et gastriques. Ce qui a entraîné chez lui, de vomissements de

Sénatoriales au Togo : l’opposition entre boycott et participer , se fragilise davantage

Au Togo, la division entre les acteurs politiques de l’opposition est loin de finir. Les élections sénatoriales est la question qui vient fragiliser davantage les opposants au régime de Faure Gnassingbé. Les fidèles à la stratégie de boycott incarnés par une partie de l’ANC de Jean-Pierre Fabre, Brigitte Kafui Adjamagbo et Dodji Apevon. De l’autre côté, le camp hostile à la stratégie de boycott mené par Prof Wolou Komi du PSR, Aimé Gogué, le CAR , le MPDD ou encore le NID… Qu’on soit d’un camp ou d’un autre, l’opposition, cette question rend de plus en plus faible l’opposition et renforce le parti au pouvoir. Boycott : une vieille méthode infructueuse Longtemps, l’opposition togolaise a fait du boycott électoral une arme contre le régime en place, en estimant que les

14 militants du parti de Salifou Tikpi Atchadam condamnés à 10 ans de réclusion criminelle

Quatorze (14) militants de l’opposition ont été condamnés, lundi 3 janvier 2025 à Lomé, à 10 ans de réclusion criminelle. Fin 2018, ils avaient été arrêtés et placés sous mandat de dépôt après plusieurs jours passés au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC). Devant la cour, les accusés ont nié en bloc les faits qui leur étaient reprochés. Arrêtés fin 2018 pour complot contre la sécurité intérieure de l’État, groupement de malfaiteurs et trouble aggravé à l’ordre public, 14 militants du Parti national panafricain (PNP) de Salifou Tikpi Atchadam vont passer dix (10) ans derrière les barreaux. C’est la peine prononcée à leur encontre, lundi 3 janvier dernier, par la cour d’assises de Lomé, à l’issue d’un long et éprouvant procès. Accusés d’avoir tenté de comploter contre la

14 militants de l’opposition devant la cour d’assises ce lundi, la démocratie togolaise à l’épreuve

La Cour d’Assises de Lomé ouvre le procès de 14 militants de l’opposition, arrêtés en 2018 lors d’une manifestation . Adam Latif, Aliagbo Marzouk, Alles Atti, Banavei Bala, Boukari Djobo, Fofana Nafiou, Issa Issifou, Issa Saliou, Karrou Wawime, Kondouafia Tchasama, Mohamed Soulémane, Yacoubou Bilali, Yaya Soulémane et Youssif Ali sont poursuivis pour troubles à l’ordre public et atteinte à la sûreté de l’État. Ce procès, qui se tient dans un climat politique déjà tendu, intervient alors que les principales formations de l’opposition ont boycotté l’élection sénatoriale en cours. La cour de justice de la CEDEAO saisie , avait ordonné leur libération et condamné l’Etat togolais à verser une somme de 30 millions f CFA. Hélas ! Depuis lors silence radio à Lomé. Le pouvoir semble balayer de revers de main