samedi, 5 septembre 2026

Le juge d’instruction du 4e cabinet près le tribunal de grande instance de Lomé a ordonné, ce mardi 1ᵉʳ septembre, la mise en liberté provisoire des réalisateurs-journalistes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que de leur collaborateur togolais Fred Vedomey. Une décision attendue qui vient apaiser les tensions après plus d’un mois de procédure judiciaire.

Arrêtés le 27 juillet dernier dans le nord du pays alors qu’ils réalisaient un reportage documentaire, les trois hommes avaient été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour « fausses déclarations » à leur entrée sur le territoire togolais.

Si la mesure prononcée ce 1ᵉʳ septembre leur permet de recouvrer la liberté, elle ne met pas un terme définitif aux poursuites. Le dossier d’instruction demeure ouvert devant la justice togolaise pour vérifier la régularité administrative de leur mission de tournage.

Un dénouement après d’intenses démarches diplomatiques

L’annonce marque l’aboutissement de plusieurs semaines de consultations diplomatiques entre Paris et Lomé, conjuguées aux pressions exercées par les organisations internationales de défense des médias, notamment Reporters Sans Frontières (RSF) et la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ).

Détention et suivi médical 

Sebastian Perez Pezzani avait bénéficié quelques jours plus tôt d’un aménagement pour raisons de santé afin d’être pris en charge dans un établissement hospitalier de la capitale togolaise.

Maintenue sous écrou

Gaël Mocaër et le fixeur Fred Vedomey étaient quant à eux restés incarcérés jusqu’à la décision du magistrat instructeur.

« Cette remise en liberté provisoire constitue un soulagement immense pour les familles et la profession, tout en préservant l’indépendance de la procédure en cours. »  Déclaration d’un représentant de la défense

Le gouvernement togolais a de son côté réitéré que les poursuites ne ciblaient pas l’exercice de la profession de journaliste ou le contenu du documentaire, mais répondaient strictement à des exigences de sécurité et de conformité aux réglementations administratives du territoire. Les trois professionnels préparent désormais leur retour auprès de leurs proches, dans l’attente de la clôture formelle du dossier judiciaire.

228news.