Interdiction des TPO dans les vernis à ongles en Europe /
L’Afrique ne dit encore rien : le Togo préoccupé par d’autres combats.

C’est connu que chez les femmes pour se faire belle, il n’y a pas que les soins de peau, de cheveux ou de visage. Il y a aussi les pédicures et manucures. Des soins réservés principalement aux ongles. Mais la question que se posent plus d’un est : Ces TPO (Trimethylbenzoyl Diphenylphosphine Oxyde), composé chimique utilisé comme photo-initiateur pour faire durcir les gels et vernis, UV/ LED, sont-ils sans effets sur la santé de nos jeunes dames et femmes ? Raison pour laquelle des études ont été faites pour déterminer leur risque sur la santé des utilisateurs.
Pourquoi les TPO sont-ils interdits en Europe
Le Trimethylbenzoyl Diphenylphosphine Oxyde (TPO) est une substance classée comme toxique suspectée pour la reproduction (CMR catégories 2). Le CMR catégories est une substance ou un mélange suspecté d’avoir des effets cancérogènes, mutagènes ou toxique pour la reproduction chez l’homme. Il est interdit dans les cosmétiques de l’Union européenne en septembre 2025, En Angleterre la décision concernant son interdiction a été faite le 15 août 2026.
Le cas de l’Afrique et particulièrement du Togo inquiète
En Afrique aucune décision contre l’utilisation du TPO n’est faite. A part, l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé qui a interdit les produits cosmétiques contenant cette substance, aucun autre pays de l’Afrique n’a fait de déclaration.

Les autorités africaines ne se soucient-elles pas de la santé de leur population ?
Au Togo plusieurs institutions de beauté s’ouvrent de plus en plus.
Il est donc du devoir des autorités togolaises de sensibiliser sur cette substance cancérigène néfaste sur la santé des femmes. Mais nos autorités de contrôle sanitaire se concentrent sur des dangers cosmétiques plus alarmants tels que les produits de dépigmentation de la peau contenant du mercure, des corticoïdes ou de l’hydroquinone.
C’est aussi ici, une occasion de faire un appel solennel à nos dames de faire très attention. Car il est bon de se faire belle. Mais cela ne doit pas se faire au prix de sa santé, car dit-on la santé n’a pas de prix.
Franck AHONGAN