jeudi, 10 septembre 2026

L’émoi et l’indignation secouent les médias togolais. Les organisations professionnelles se sont fortement mobilisées pour dénoncer l’enlèvement et la séquestration de Roland Yaovi Kodjo, reporter pour le journal Tampa Express, survenus à Guérin-Kouka dans la région de la Kara.

Selon les détails rapportés par la profession, le journaliste a été intercepté par des individus armés, menotté les mains dans le dos et les yeux bandés, avant d’être transporté à plus de cinquante kilomètres sous la violence physique. Ses ravisseurs l’ont ensuite abandonné dans une zone isolée en lui indiquant qu’il s’agissait d’une erreur et que le commando visait en réalité Francisco Kossi Gbandi Napo-Koura, directeur de publication du média.

Les réactions des faîtières de la presse ont été immédiates et particulièrement vigoureuses. Le Patronat de la Presse Togolaise, représenté par Honoré Kokouda Adontui, qualifie cet acte d’odieux et exige l’ouverture sans délai d’une enquête judiciaire afin d’identifier et punir les responsables. De son côté, le Syndicat des Journalistes Indépendants du Togo, par la voix de Narcisse Prince Agbodjan, dénonce fermement des méthodes de gangsters et interpelle directement la communauté internationale ainsi que les représentations diplomatiques.

Cet incident remet en lumière la vulnérabilité des reporters opérant hors de la capitale et ravive les inquiétudes quant à la sécurité de la presse indépendante au Togo. En l’absence de garanties et de mesures concrètes prises par les autorités, le syndicat avertit que des actions de protestation à l’échelle nationale seront rapidement envisagées pour protéger l’exercice de la liberté d’informer.

228news.