vendredi, 3 juillet 2026

Dans une dynamique de réajustement des politiques de financement des infrastructures routières et d’optimisation des coûts du transport, le gouvernement togolais a procédé à la révision de la grille tarifaire des postes de péage sur l’ensemble du territoire national. Les nouveaux tarifs, définis par un arrêté interministériel, sont en vigueur depuis le 1er juillet 2026.

 

Signé par les ministres en charge des Travaux publics, des Finances, du Commerce et des Transports, ce texte introduit une nouvelle structure tarifaire qui touche l’ensemble des catégories de véhicules, avec une orientation différenciée selon les usages.

Une stabilité maintenue pour les véhicules légers

Pour la majorité des usagers, les tarifs restent inchangés. Les engins à deux roues continuent de s’acquitter d’un droit de passage fixé à 50 FCFA, tandis que les tricycles demeurent à 100 FCFA. Les véhicules légers conservent également leur tarif de 500 FCFA, tout comme les minibus de 9 à 15 places, qui restent soumis au même montant. Cette stabilité vise à préserver le pouvoir d’achat des usagers individuels et des transports de proximité.

Une baisse ciblée pour les transports en commun et les poids lourds, les principales modifications concernent les véhicules de transport de passagers et de marchandises, qui bénéficient d’une réduction progressive des coûts de passage.

Ainsi, les bus et autocars voient leur tarif passer de 1 500 à 1 400 FCFA, soit une baisse de 100 FCFA. Les poids lourds à 2 essieux passent à 2 400 FCFA contre 2 500 FCFA auparavant. Pour les véhicules plus imposants, la réduction est encore plus marquée :

Poids lourds de 3, 4 et 5 essieux : 2 800 FCFA contre 3 000 FCFA. Poids lourds de 6 et 7 essieux : 3 300 FCFA contre 3 500 FCFA

Poids lourds de 8 essieux et plus : 4 700 FCFA contre 5 000 FCFA.

Ces ajustements traduisent une volonté d’alléger les charges du secteur du transport routier, considéré comme un maillon essentiel de l’économie nationale.

Un levier pour soutenir le commerce et la circulation des biens, selon les autorités, cette révision tarifaire vise à réduire les coûts logistiques, notamment pour le transport des marchandises et des passagers. Elle devrait contribuer, à terme, à une meilleure fluidité du trafic routier et à une possible stabilisation des prix des produits sur les marchés.

L’arrêté précise que la nouvelle grille tarifaire est applicable depuis le 1er juillet 2026 sur l’ensemble des postes de péage et de pesage du pays.

Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus large de réforme du secteur routier. Le 26 juin 2026, les autorités ont annoncé la création de la Société nationale de financement routier (SONAFIR), chargée de la gestion des ressources liées à l’entretien des infrastructures routières ainsi que des postes de péage et de pesage.

Cette nouvelle structure vise à améliorer la collecte des recettes, renforcer la transparence et garantir une meilleure maintenance du réseau routier national.

Avec cette révision tarifaire et la mise en place d’un nouvel organisme de gestion, le gouvernement entend moderniser durablement le financement des infrastructures routières tout en soutenant les acteurs économiques du secteur des transports.

 

Manuela AGNRAM

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