POLITIQUE

Paul-Henri Sandaogo Damiba extradé, Lomé confirme les faits et précise le cadre judiciaire

Après plusieurs heures de spéculations et d’incertitudes, l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso est désormais officiellement confirmée. Dans un communiqué rendu public le lundi 19 janvier 2026, le gouvernement togolais est sorti de son silence pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur les circonstances et le fondement juridique de cette procédure, menée dans un contexte régional particulièrement sensible. Lomé affirme que l’ancien président de la transition burkinabè se trouve désormais entre les mains des autorités militaires de son pays, mettant ainsi fin aux rumeurs persistantes entourant son arrestation et son transfert. Les autorités togolaises insistent sur le fait que cette extradition s’inscrit dans le strict respect des règles de droit, des procédures judiciaires en vigueur et des engagements internationaux en matière de coopération judiciaire entre États. Selon

Paix, dialogue et responsabilité : Agnina Yacoubou sonne l’alerte pour un Togo debout en 2026

Dans son message de vœux à la Nation, le président du  Cercle des Leaders Émergents (CLE),  Me Agnina Yacoubou, a lancé un appel fort : renforcer la paix, le dialogue national et assumer une responsabilité collective face aux défis du pays. Dans un ton à la fois apaisé et engagé, il invite les acteurs politiques à dépasser les divisions et les citoyens à s’impliquer activement pour construire un Togo plus juste, plus stable et plus participatif. Un discours qui va au-delà des vœux traditionnels et pose les vraies questions : l’amour pour la patrie ne peut-il pas suffire pour s’asseoir autour d’une table et faire du dialogue et de l’unité, une priorité en 2026 ?  

Togo : l’opposition maintient le cap de la lutte et réclame la libération de près de 70 autres prisonniers « politiques »

Alors que 1 511 détenus ont récemment recouvré la liberté dans le cadre d’une mesure de grâce présidentielle, l’opposition politique togolaise estime que le geste, bien que notable, demeure largement insuffisant. Réunie face à la presse le lundi 5 janvier 2026, elle réclame la libération de tous les prisonniers qu’elle qualifie de politiques. D’après les chiffres, le nombre de cette catégorie de détenus qui croupissent toujours dans les geôles avoisinerait plus d’une soixantaine. Dans la déclaration conjointe lue , plusieurs regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile notamment le Front « Touche pas à ma Constitution », la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) et Lumière pour un développement dans la paix (LDP) ont confirmé l’effectivité des libérations annoncées par les

Grâce Présidentielle: 1500 détenus dont Kpatcha Gnassingbé recouvrent la liberté

Au Togo, la mesure de grâce annoncée et réitérée par Faure Gnassingbé est effective. Vingt-quatre heures après la confirmation, en Conseil des ministres, de la libération de détenus de droit commun, le dirigent, a ordonné la mise en œuvre de cette décision sur l’ensemble du territoire national. Au total, 1 511 détenus ont recouvré la liberté ce 31 décembre 2025, parmi lesquels figure Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du président du Conseil. Cette mesure de clémence, prise à la discrétion du chef de l’exécutif, avait été annoncée une première fois lors de son discours devant le Congrès le 3 décembre dernier, avant d’être réitérée lors de son adresse à la Nation, à la veille du Nouvel An. La décision a été formalisée au cours du dernier Conseil des ministres de l’année 2025,

Vœux de Faure Gnassingbé aux togolais : le bien fondé de la Ve République expliqué

Faure Gnassingbé, président du conseil de la République togolaise s’est adressé au peuple togolais mardi 30 décembre. A ses compatriotes, le dirigeant a formulé des vœux de santé, de sérénité et d’espérance à l’endroit de tous. Un moment de communion nationale, mais aussi de réflexion sur le chemin déjà parcouru et celui qui s’annonce notamment 2026. L’année 2025 restera, selon lui, comme une étape charnière de l’histoire du pays. Marquée par des épreuves et des périodes de doute, elle a néanmoins été le théâtre d’une avancée majeure dans la vie démocratique nationale. Avec l’adoption de la Ve République, le pays a officiellement basculé vers une démocratie parlementaire, une réforme qualifiée de plus profonde évolution constitutionnelle depuis plus de trente ans. Après s’être adressé, il y a quelques semaines, aux élus

De Tesla à Liksoft Elewou : les enfants découvrent que l’innovation peut aussi venir du Togo

Lors d’une visite immersive à *Liksoft Elewou*, un centre technologique innovant basé au Togo, de jeunes participants aux *Kids Innovation Days* ont eu une révélation inspirante : l’innovation mondiale n’est pas l’apanage des grandes puissances technologiques comme Tesla elle peut aussi naître ici, sur le sol togolais. Accompagnés par des formateurs du CONIIA, les enfants ont exploré les coulisses de ce laboratoire togolais qui conçoit des solutions numériques, développe des outils d’intelligence artificielle et repousse les limites de la technologie locale. Cette rencontre concrète avec des inventeurs et ingénieurs togolais leur a permis de voir que l’innovation ne connaît pas de frontière et surtout pas celle de leur propre potentiel. Ce moment fort a renforcé la fierté nationale des jeunes visiteurs, qui ont compris que le Togo peut être un

Mali : des zones d’ombre autour de l’achat de drones turcs

Présentée comme un tournant décisif dans la lutte contre les groupes jihadistes, l’acquisition par le Mali de drones de combat turcs Bayraktar Akıncı soulève aujourd’hui de nombreuses interrogations. Si ces appareils symbolisent une montée en puissance technologique des Forces armées maliennes, les conditions de leur achat et leur impact réel sur la sécurité nationale restent entourés de flous persistants.   Au total, six drones Akıncı, capables d’opérer à haute altitude et sur de longues distances, ont été acquis pour un coût estimé à 210 millions de dollars. Un investissement colossal pour un pays confronté à de multiples urgences économiques et sociales. Déjà, le bilan opérationnel apparaît mitigé : deux drones ont été perdus, l’un lors d’un accident survenu pendant un entraînement, l’autre abattu par l’Algérie. Cet incident a d’ailleurs provoqué

Le 9ᵉ Congrès panafricain s’ouvre sur une vision d’unité, de souveraineté et de renouveau

Le Togo accueille depuis le lundi 8 décembre 2025 la neuvième édition du Congrès panafricain, un rendez-vous historique placé sous le signe du renouveau du panafricanisme et du rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a donné le ton d’un événement qui se veut fondateur pour une nouvelle ère du continent. Un discours d’ouverture centré sur la souveraineté africaine Dans son allocution, Faure Gnassingbé a d’abord exprimé sa gratitude envers l’Union africaine pour avoir choisi Lomé comme hôte de ce grand rassemblement, ainsi qu’à la Vice-Présidente de la République de Colombie, dont la présence selon le dirigeant togolais, «illustre la portée mondiale du nouveau projet panafricain et la vivacité des solidarités entre continents du Sud Global ».

Congrès Panafricain au Togo, l’ANC dénonce l’opportunisme politique pouvoir

L’ANC ne voit pas de bon œil l’organisation du Congrès Panafricain à Lomé et qualifie la stratégie des autorités togolaises d’opportunisme cynique L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) ne voit pas de bon œil, l’organisation du 9e Congrès Panafricain que Lomé s’apprête à abriter. Pour ce parti dont les critiques et les dénonciations ne sont plus choses nouvelles, l’organisation de ce congrès est une « opération de propagande » par le pouvoir de Lomé. L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a vivement critiqué, dans une déclaration rendue publique sous la référence N°25-096/ANC/PN.SG, l’organisation du 9ᵉ Congrès panafricain prévue à Lomé du 8 au 12 décembre 2025. Le parti d’opposition accuse les autorités togolaises d’“opportunisme cynique” et de vouloir instrumentaliser un événement continental pour se donner une légitimité politique. Selon l’ANC,

Togo/5e République : Jean-Pierre Fabre conteste la légalité du décret portant formation du Gouvernement

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) remet en question la légalité du décret du 8 octobre 2025 relatif à la composition de l’équipe gouvernementale. Pour son président, Jean-Pierre Fabre, ce texte serait « totalement dénué » de fondement constitutionnel. Selon le parti, la « nouvelle Constitution », adoptée par une Assemblée nationale dont le mandat était à terme et sans consultation du peuple, a été promulguée en violation de la Constitution de 1992, notamment de son article 59, alinéa 2. L’ANC dénonce un document « élaboré dans le secret et la hâte » censé installer un régime parlementaire et enclencher la transition vers une Cinquième République, mais qui, à l’inverse, se révèle « truffé d’incohérences » et de « graves insuffisances juridiques ». La principale interrogation soulevée concerne le mode