Congrès Panafricain au Togo, l’ANC dénonce l’opportunisme politique pouvoir

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L’ANC ne voit pas de bon œil l’organisation du Congrès Panafricain à Lomé et qualifie la stratégie des autorités togolaises d’opportunisme cynique

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) ne voit pas de bon œil, l’organisation du 9e Congrès Panafricain que Lomé s’apprête à abriter. Pour ce parti dont les critiques et les dénonciations ne sont plus choses nouvelles, l’organisation de ce congrès est une « opération de propagande » par le pouvoir de Lomé.

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a vivement critiqué, dans une déclaration rendue publique sous la référence N°25-096/ANC/PN.SG, l’organisation du 9ᵉ Congrès panafricain prévue à Lomé du 8 au 12 décembre 2025. Le parti d’opposition accuse les autorités togolaises d’“opportunisme cynique” et de vouloir instrumentaliser un événement continental pour se donner une légitimité politique.

Selon l’ANC, le régime au pouvoir aurait recours à une communication “massive et propagandiste” pour promouvoir ce rendez-vous international, où sont annoncées des figures médiatisées du panafricanisme comme Kémi Séba et Nathalie Yamb. Pour le parti, cette initiative n’a rien d’un engagement sincère envers les idéaux panafricains, mais relève plutôt d’une “manœuvre grossière” destinée à s’approprier une cause qui ne lui appartient pas.

Un régime « sans légitimité pour parler de panafricanisme »

Dans son texte, l’ANC affirme que le pouvoir togolais ne possède “aucune légitimité politique, institutionnelle, historique ou morale” pour se réclamer du panafricanisme. Le parti rappelle que, depuis plus d’un demi-siècle, les autorités se seraient appuyées sur un soutien extérieur pour “verrouiller la nation” et maintenir une “dictature implacable”.

“Ceux qui ont gouverné le Togo par la peur, l’arbitraire et la fraude électorale ne peuvent se présenter aujourd’hui comme des défenseurs des peuples africains”, peut-on lire dans la déclaration.

Face à la montée du discours anti-occidental au sein d’une jeunesse africaine mobilisée, l’ANC estime que le régime tente désormais de se repositionner en “champion du panafricanisme”. Une démarche que le parti qualifie de stratégie calculée, visant à capter l’adhésion d’une jeunesse pourtant longtemps “réprimée, méprisée et sacrifiée”.

“Un sommet pour sauver la façade du régime”

Pour l’ANC, le 9ᵉ Congrès panafricain ne servirait ni la réflexion ni l’unité du continent. Il s’agirait avant tout d’une “opération de propagande” destinée à masquer les réalités internes : absence de libertés, restriction de la presse, manipulation institutionnelle et confiscation de la souveraineté nationale.

“Ce sommet n’est pas organisé pour penser l’avenir de l’Afrique, mais pour donner l’illusion d’une adhésion populaire”, écrit le parti, rappelant que “ceux qui privent leur propre peuple du droit d’exister librement n’ont aucune autorité pour parler de dignité africaine”.

Un “panafricanisme de façade”

L’ANC qualifie le panafricanisme revendiqué par les autorités de “masque”, “paravent” et “imposture”, destiné à donner une coloration idéologique à un système dont la seule véritable doctrine serait “la conservation du pouvoir”.

L’ANC insiste et dit qu’un véritable projet panafricain exige cohérence, respect du peuple, transparence et institutions démocratiques. Tant que le Togo restera “une prison politique à ciel ouvert”, les dirigeants actuels ne peuvent prétendre jouer un rôle dans l’émancipation du continent.

Appel à la vigilance des peuples africains

Pour conclure, l’ANC appelle le peuple togolais, ainsi que les peuples africains, à ne pas se laisser abuser par ce qu’il qualifie de “mascarade politique”. Selon le parti, le combat panafricaniste doit d’abord s’enraciner dans la dignité, la liberté et la vérité des valeurs qui, selon lui, restent bafouées au Togo.

L’organisation politique affirme que ni les sommets, ni les figures invitées, ni les discours ne pourront “cacher le mensonge politique” que constituerait le panafricanisme brandi par les autorités. Une tentative, selon l’ANC, de prolonger la survie “d’un régime déliquescent qui refuse obstinément de rendre le pouvoir à son peuple”.

228news.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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