Alors que 1 511 détenus ont récemment recouvré la liberté dans le cadre d’une mesure de grâce présidentielle, l’opposition politique togolaise estime que le geste, bien que notable, demeure largement insuffisant. Réunie face à la presse le lundi 5 janvier 2026, elle réclame la libération de tous les prisonniers qu’elle qualifie de politiques. D’après les chiffres, le nombre de cette catégorie de détenus qui croupissent toujours dans les geôles avoisinerait plus d’une soixantaine.
Dans la déclaration conjointe lue , plusieurs regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile notamment le Front « Touche pas à ma Constitution », la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) et Lumière pour un développement dans la paix (LDP) ont confirmé l’effectivité des libérations annoncées par les autorités. Tout en saluant ce qu’ils considèrent comme une avancée, ces acteurs de l’opposition dénoncent cependant un geste partiel, incapable selon eux de répondre aux attentes profondes de l’opinion nationale.
Le pouvoir de Lomé 2 n’a jamais accepté cette qualification de prisonniers « politiques » et refuserait l’existence des prisonniers politiques dans le pays.
Leur arrestation puis leur détention seront dues à leurs opinions, leurs engagements citoyens ou leurs activités politiques.
« Une réelle volonté d’apaisement devrait se manifester par la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques », ont indiqué le parties signataires de la déclaration.
Des détenus comme Jean Paul Omolou et d’autres considérés comme des prisonniers politiques seraient toujours maintenus en détention.
228news.