
une indépendance célébrée dans l’exclusivité
La célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo, qui aurait dû incarner un moment d’unité nationale et de mémoire collective, s’est plutôt illustrée comme une démonstration de déconnexion entre les autorités et une grande partie de la population. Le malaise est profond et vide cette fête nationale de son essence fédératrice. Loin de rassembler, l’événement semble avoir accentué les lignes de fracture déjà visibles au sein de la société togolaise. Les moyens considérables mobilisés pour l’organisation de cette célébration et le sentiment de désaffection qu’elle suscite auprès des citoyens. Ce qui devrait être une communion nationale se révèle comme un rituel institutionnel, sans adhésion populaire réelle. Les zones d’ombre qui entourent l’histoire même de l’indépendance continuent d’alimenter les divisions. Comment comprendre que, plus de six décennies après, des questions







