POLITIQUE

une indépendance célébrée dans l’exclusivité

La célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Togo, qui aurait dû incarner un moment d’unité nationale et de mémoire collective, s’est plutôt illustrée comme une démonstration de déconnexion entre les autorités et une grande partie de la population. Le malaise est profond et vide cette fête nationale de son essence fédératrice. Loin de rassembler, l’événement semble avoir accentué les lignes de fracture déjà visibles au sein de la société togolaise. Les moyens considérables mobilisés pour l’organisation de cette célébration et le sentiment de désaffection qu’elle suscite auprès des citoyens. Ce qui devrait être une communion nationale se révèle comme un rituel institutionnel, sans adhésion populaire réelle. Les zones d’ombre qui entourent l’histoire même de l’indépendance continuent d’alimenter les divisions. Comment comprendre que, plus de six décennies après, des questions

Jean-Lucien Lanyo Savi de Tove investit dans un nouveau rôle

Dans le cadre du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, le Président de la République a été au centre d’une attention particulière,  une cérémonie organisée à son honneur, cette cérémonie consacre l’une des plus hautes distinctions de la République, réservée aux personnalités éminentes. Au-delà de sa portée symbolique, cette élévation revêt une dimension institutionnelle majeure en habilitant désormais le chef de l’État à exercer le pouvoir de décoration. Cette prérogative lui permet de distinguer des personnalités togolaises et étrangères dont les mérites ou l’engagement contribuent au rayonnement de la nation. Cette évolution s’inscrit dans l’esprit de la Constitution du 6 mai 2024 et traduit une adaptation des institutions aux réalités de la Ve République. À travers cet acte, les autorités mettent en avant une conception de la République fondée sur la continuité,

Russe et français se succèdent à Lomé, cette charmante princesse que tous les rois veulent séduire

Au cœur des rivalités d’influence des grandes puissances en Afrique , Lomé imprime sa marque diplomatique et devient le plus convoité du continent. Chaque camp veut s’offrir la position de neutralité dans ce qui se dessine comme la recomposition géopolitique accélérée. Pourtant le Togo, modeste par sa superficie, s’affirme progressivement comme la pièce stratégique avec qui toutes les parties veulent tisser de cordiales relations. Ainsi, les grandes puissances multiplient les initiatives pour s’assurer une présence durable et un relais d’influence vers dans la sous-région surtout le Sahel l’Alliance des États du Sahel (AES). Une attractivité diplomatique en pleine expansion Américains, Russes, Chinois, Japonais, Allemands et Français : toutes ces grandes puissances se convergent davantage vers Lomé avec l’objectif de faire du Togo une porte d’entrée crédible vers une Afrique de

Burkina Faso : les autorités abrogent les décrets portant nomination à la CNDH

Au Burkina Faso, le gouvernement abroge les décrets de nomination à la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Alors que les rumeurs parlent d’une « dissolution », le ministère en charge de la justice indiqué qu’il s’agit plutôt d’une abrogation de décret portant nomination des commissaires et membres pour restaurer les principes fondamentaux de l’institution. Au « pays des hommes intègres », une décision prise en conseil des ministres vient de redessiner le fonctionnement de la Commission nationale des droits humains (CNDH). Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif burkinabè a adopté un décret abrogeant les textes portant nomination des commissaires ainsi que des membres du bureau de cette institution qui garantit le respect des droits humains. Contrairement à certaines interprétations , les autorités indiquent qu’il ne s’agit pas d’une

L’opposition et la société civile renforcent leur unité et appellent à une mobilisation nationale le 9 mai

À Lomé, les partis politiques de l’opposition et plusieurs organisations de la société civile affichent une détermination renouvelée dans leur engagement contre le régime de Faure Gnassingbé. Réunis en conférence de presse le lundi 13 avril 2026, ces acteurs ont annoncé la tenue d’un grand meeting prévu pour le samedi 9 mai 2026 dans la capitale togolaise. Cette rencontre avec les professionnels des médias a permis de dresser le bilan des activités menées ces derniers mois, tout en mettant en avant une volonté commune de consolidation des actions. Au cœur de cette dynamique, la mise en place d’un cadre unifié : le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC), présenté comme un instrument stratégique pour coordonner les initiatives et renforcer l’impact des actions sur le terrain. Parmi les formations

Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) : réveil des vieux démons ou un renouveau ?

Au Togo, de 2005 à nos jours, des regroupements de partis politiques et organisation de la société civile se sont multipliés. L’objectif tel que décliné souvent par les responsables est de mener des actions collectives notamment des manifestations de masse, obtenir leurs doléances et mettre fin au règne du régime des Gnassingbé. Du Collectif Sauvons le Togo (CST) en 2012 à la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) porté par feu Agbéyomé Kodjo à l’élection présidentielle de 2020 ou encore la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) devenu DMP originale en passant par la coalition CAP 2015, la Coalition des 14 partis (C14) (2017-2018), le Togo en a assez connu . Mais les initiateurs ne sont jamais parvenus à satisfaire leur but. La dernière initiative est le Cadre national de concertation

14ᵉ anniversaire du parti UNIR : et si Dieu était témoin contemporain de nos limites ?

D’année en année, l’on se rend compte que l’Union pour la République (UNIR), le parti au pouvoir n’est qu’une copie parfaite de l’ancien parti RPT (Rassemblement du peuple Togolais). Les méthodes et systèmes demeurent les mêmes et n’apportent pas de solutions réelles aux besoins exprimés par les populations togolaises. Comme le 14 avril de chaque année, la formation présidée par Faure Gnassingbé, a encore célébré son 14e anniversaire. Quatorze années après sa fondation , une réflexion plus profonde sur les promesses, les réalités et les limites du système politique en place. Dès sa naissance, UNIR s’est présenté comme une formation porteuse de renouveau, censée rompre avec les pratiques du passé et insuffler une nouvelle dynamique dans la gouvernance. Pourtant, au fil des années, il s’est avéré plutôt qu’il s’agit d’un

Élection Présidentielle au Bénin : faible taux de participation, les tendances confirment Wadagni

Au Bénin, l’élection présidentielle de ce dimanche a connu une faible participation. Dans la capitale politique Porto-Novo comme celle administrative , Cotonou, le taux de participation est estimé a 20%. Le dépouillement des bulletins de vote confirme Wadagni favori . La mobilisation des populations à l’élection présidentielle du dimanche est faible. Le plus grand parti de l’opposition, Les Démocrates n’ayant pas pris part à ce concours, a appelé à la neutralité. Ce qui explique ce faible taux. L’ancien ministre des Finances Romuald Wadagni reste favori . Cependant, Paul Hounkpè, seul candidat de l’opposition peut créer la surprise. Selon lui, le Bénin « n’est pas encore un pays développé ». D’après le président de la commission électorale, Sacca Lafia, l’élection s’est « déroulé dans le calme ». Les premiers résultats sont

Wadagni vs Paul Hounkpè : un scénario Lionel Zinssou-Talon de 2016 bis ?

Favori déclaré de l’élection présidentielle de ce dimanche, Romuald Wadagni pourrait-il véritablement s’imposer face à Paul Hounkpè, seul opposant en lice ? La vérité des urnes peuvent être différente, renseigne l’histoire politique de ce pays en pleine mutation. La plus récente est celle de 2016 où le dauphin du président sortant a perdu face au candidat de l’opposition. L’ancien ministre des finances sous Patrice Talon, Romuald Wadagni, est bien le favori de l’élection présidentielle de ce dimanche 12 avril 2026. Mais au Bénin, la jurisprudence Lionel Zinssou demeure dans les mémoires collectives et nourrit les facultés des sciences politiques . L’ancien Premier ministre, dauphin du président Thomas Yayi Boni à l’époque et favori de l’élection présidentielle de 2016, a perdu au second tour. Allons- nous assister à un même scénario

Autorité togolaise des frontières : connaître les attributions et missions d’une institution au cœur de la souveraineté nationale Créée en conseil des ministres le mercredi 1er avril 2026 par décret , l’Autorité togolaise des frontières (ATF) marque une réforme majeure dans la gestion des espaces frontaliers du Togo. Pensée comme un outil de coordination et d’efficacité, cette nouvelle institution se distingue avant tout par l’étendue et la portée de ses attributions, au cœur des enjeux de sécurité, de stabilité et de développement. C’est une réponse aux défis liés à la multiplicité des acteurs intervenant jusque-là dans le domaine de gestion des frontières. Le gouvernement a opté pour une centralisation des compétences au sein d’une structure unique. L’objectif est d’assurer une meilleure cohérence de l’action publique et répondre de manière plus

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Autorité togolaise des frontières : connaître les attributions et missions d’une institution au cœur de la souveraineté nationale Créée en conseil des ministres le mercredi

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