POLITIQUE

Mali : des zones d’ombre autour de l’achat de drones turcs

Présentée comme un tournant décisif dans la lutte contre les groupes jihadistes, l’acquisition par le Mali de drones de combat turcs Bayraktar Akıncı soulève aujourd’hui de nombreuses interrogations. Si ces appareils symbolisent une montée en puissance technologique des Forces armées maliennes, les conditions de leur achat et leur impact réel sur la sécurité nationale restent entourés de flous persistants.   Au total, six drones Akıncı, capables d’opérer à haute altitude et sur de longues distances, ont été acquis pour un coût estimé à 210 millions de dollars. Un investissement colossal pour un pays confronté à de multiples urgences économiques et sociales. Déjà, le bilan opérationnel apparaît mitigé : deux drones ont été perdus, l’un lors d’un accident survenu pendant un entraînement, l’autre abattu par l’Algérie. Cet incident a d’ailleurs provoqué

Le 9ᵉ Congrès panafricain s’ouvre sur une vision d’unité, de souveraineté et de renouveau

Le Togo accueille depuis le lundi 8 décembre 2025 la neuvième édition du Congrès panafricain, un rendez-vous historique placé sous le signe du renouveau du panafricanisme et du rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a donné le ton d’un événement qui se veut fondateur pour une nouvelle ère du continent. Un discours d’ouverture centré sur la souveraineté africaine Dans son allocution, Faure Gnassingbé a d’abord exprimé sa gratitude envers l’Union africaine pour avoir choisi Lomé comme hôte de ce grand rassemblement, ainsi qu’à la Vice-Présidente de la République de Colombie, dont la présence selon le dirigeant togolais, «illustre la portée mondiale du nouveau projet panafricain et la vivacité des solidarités entre continents du Sud Global ».

Congrès Panafricain au Togo, l’ANC dénonce l’opportunisme politique pouvoir

L’ANC ne voit pas de bon œil l’organisation du Congrès Panafricain à Lomé et qualifie la stratégie des autorités togolaises d’opportunisme cynique L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) ne voit pas de bon œil, l’organisation du 9e Congrès Panafricain que Lomé s’apprête à abriter. Pour ce parti dont les critiques et les dénonciations ne sont plus choses nouvelles, l’organisation de ce congrès est une « opération de propagande » par le pouvoir de Lomé. L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a vivement critiqué, dans une déclaration rendue publique sous la référence N°25-096/ANC/PN.SG, l’organisation du 9ᵉ Congrès panafricain prévue à Lomé du 8 au 12 décembre 2025. Le parti d’opposition accuse les autorités togolaises d’“opportunisme cynique” et de vouloir instrumentaliser un événement continental pour se donner une légitimité politique. Selon l’ANC,

Togo/5e République : Jean-Pierre Fabre conteste la légalité du décret portant formation du Gouvernement

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) remet en question la légalité du décret du 8 octobre 2025 relatif à la composition de l’équipe gouvernementale. Pour son président, Jean-Pierre Fabre, ce texte serait « totalement dénué » de fondement constitutionnel. Selon le parti, la « nouvelle Constitution », adoptée par une Assemblée nationale dont le mandat était à terme et sans consultation du peuple, a été promulguée en violation de la Constitution de 1992, notamment de son article 59, alinéa 2. L’ANC dénonce un document « élaboré dans le secret et la hâte » censé installer un régime parlementaire et enclencher la transition vers une Cinquième République, mais qui, à l’inverse, se révèle « truffé d’incohérences » et de « graves insuffisances juridiques ». La principale interrogation soulevée concerne le mode

Chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Horta N’Tam nouvel homme fort de la Guinée-Bissau

Le nouvel homme fort de la Guinée Bissau et président de la transition a pour nom, le général Horta N’Tam, chef d’état-major de l’armée de Terre. Il est investi jeudi dans sa nouvelle fonction de Président de la Guinée Bissau par ses frères d’armes. Les frontières terrestres et ariennes fermées juste après le putsch survenu mercredi , sont par ailleurs rouvertes. Une transition d’un an vient de démarrer en Guinée Bissau. Elle sera dirigée par les militaires menés par Horta N’Tam, général et chef d’état-major de l’armée de Terre. « Je viens d’être investi pour assurer la direction du Haut commandement », a-t-il fait savoir à l’issue de sa prestation de serment et cité par l’AFP. Jusque-là très proche du chef de l’Etat déchu Sissoco, le nouvel homme fort a

Putsch en Guinée Bissau : Umaro Sissoco Embalo déposé par l’armée

Au pouvoir depuis 2019, Umaro Sissoco Embalo a été déposé mercredi par l’armée. Alors que le pays attend les résultats de l’élection présidentielle à l’issue de laquelle le Président sortant se déclaré vainqueur avec 65% des voix , l’armée a décidé de prendre les choses en main. Début de l’après-midi de ce mercredi 26 novembre 2025, des tirs ont été entendus aux alentours du palais présidentiel sis à Bissau. Les militaires ont pris d’assaut les différentes positions de la présidence. Jeune Afrique indique que le président Umaro Sissoco Embalo a été arrêté par les putschistes. Les hommes en treillis ont également mis aux arrêts, le chef d’état-major général des armées, le général Biague Na Ntan, son adjoint , le général Mamadou Touré, et le ministre de l’Intérieur, Botché Candé. Juste

Togo : le gouvernement a tenu son tout 1er Conseil

Le tout premier gouvernement de la cinquième connaît son tout premier Conseil de Ministres. L’exécutif s’est réuni vendredi 14 novembre 2025 à Lomé. Plusieurs sujets ont été au menu allant de l’entrepreneuriat des jeunes au budget exercice 2026. Quelques semaines après sa mise en place, le gouvernement s’est réuni pour la première fois. Sous la présidence du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, le premier conseil des ministres du premier gouvernement de la Vᵉ République s’est tenu au siège de la présidence du conseil à Lomé. Au cœur des travaux, l’examen de l’avant-projet de loi de finances pour l’année 2026. Ce document majeur définira le budget de l’État et orientera les politiques publiques pour l’année à venir. Il s’inscrit comme le reflet des ambitions nationales en matière de développement durable, de

Exécutif :Trimua sort, un autre entre

C’est une histoire d’amour entre Faure Gnassingbé et la famille Trimua. Après le frère aîné, Christian Eninam Trimua avec plusieurs années passées au Gouvernement, c’est autour du frère cadet de celui-ci d’effectuer son entrée dans l’exécutif toujours aux côtés de l’actuel locataire du palais de la marina . Par décret, il a été nommé Ministre Délégué auprès du ministre de l’économie, chargé de la promotion des investissements. Une nomination qui intervient quelques semaines après la sortie du premier gouvernement de la cinquième République sans reconduction de son frère aîné. Un choix qui ravive le débat de la promotion d’une seule et même famille au sein de l’administration publique au Togo. Docteur en droit public tout comme son frère, à la différence qu’il se connaît également en milieu de finance, Arthur

Togo : les ministres délégués exclus du Conseil des ministres

Au Togo, les ministres Délégués ne pourront plus assister au conseil des ministres. Ceux-ci rendront directement compte à leurs ministres de tutelle qui à leur tour vont rendre compte au Président du Conseil, Faure Gnassingbé. Des responsabilités recentrées autour des ministres pleins C’est un vent de réorganisation qui souffle au sommet de l’exécutif togolais. Désormais, les ministres délégués ne participeront plus aux réunions du Conseil des ministres. Cette décision marque un recentrage du pouvoir décisionnel autour des ministres titulaires, à qui ils devront désormais rendre compte directement. Selon des sources proches de l’exécutif , cette mesure vise à clarifier la hiérarchie et à renforcer la responsabilité ministérielle. Les ministres délégués seront placés sous l’autorité stricte de leurs ministres titulaires, avec qui ils devront collaborer étroitement dans l’exécution des missions gouvernementales.

Togo : Kodjo Sévon-Tépé Adedze n’est plus le Président de l’Institution

Kodjo Sévon-Tépé Adedze n’est plus le président de l’Assemblée nationale du Togo. L’institution créatrice des lois n’a plus de dirigeant depuis le 8 octobre dernier, date à laquelle son premier responsable a été admis au gouvernement en tant que ministre de l’Urbanisme et de la Réforme foncière, un poste qui était déjà le sien avant d’être élu à la tête de la première chambre du Parlement. Nommé ministre en charge de l’Urbanisme mercredi dans le premier Gouvernement à l’ère de la Cinquième République, le natif de Zio laisse le perchoir vacant. Pour parer  à ce manque, l’Assemblée Nationale va procéder à l’élection d’un nouveau Président très prochainement, en remplacement de Kodjo Adedze. Il retourne au ministère en charge de l’Urbanisme qu’il occupait auparavant. L’ancien Commissaire général de l’Office Togolais des

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