
Quand les banques et assurances deviennent des colonies de direction, le bout du tunnel est loin
La colère qui gronde aujourd’hui dans le secteur des banques et des assurances au Togo n’est pas une simple agitation syndicale. C’est le cri d’un malaise profond. Depuis des années, les institutions financières implantées dans le pays sont dirigées par les expatriés. Et ceux-ci imposent leur loi sans jamais se soucier des textes qui régissent ces secteurs. Des abus, des harcèlements et autres formes d’injustice règnent en maître ; et les employés subissent un traitement différent selon qu’ils sont togolais ou étrangers. Que disent les syndicats ? Que les textes ne sont pas respectés. Que les travailleurs ploient sous des pressions incessantes. Que des cas de harcèlement sont tolérés, presque banalisés. Et que, dans le sillage de cette gouvernance brutale, une douzaine de vies ont déjà été brisées. Des décès







