Les élections municipales prévues initialement les 3, 4 et 5 septembre, puis reprogrammées aux 17, 18 et 19 septembre 2025, viennent à nouveau d’être reportées sine die. Ces reports successifs, sans explications officielles, suscitent incompréhension et colère au sein de l’opinion publique.
Dans ses communiqués, le ministère de l’Administration territoriale s’est contenté d’annoncer le report, sans avancer le moindre motif. Un silence qui alimente interrogations et suspicions sur les véritables raisons de ces décisions.
Pendant ce temps, les mairies restent aux mains des équipes sortantes, certaines accusées de mauvaise gestion, de détournements de fonds et de pratiques de prédation. Dans ce contexte, chaque jour de retard serait une opportunité supplémentaire pour les sortants de consolider leur pouvoir et de continuer les abus.
La crise institutionnelle s’aggrave dans un contexte déjà marqué par trois mois sans gouvernement. Le pays se retrouve ainsi privé non seulement d’un exécutif national mais également d’administrations locales légitimes et légales. Une situation qui s’apparente à un manque de cohérence et de transparence dans la gouvernance au sommet de l’État.
Au-delà des considérations politiques, ce blocage institutionnel met en lumière l’absence de reddition des comptes et un déficit de considération pour le peuple, pourtant censé être au cœur de la Cinquième République. L’idéal de proximité et d’innovation annoncé à l’avènement de cette nouvelle ère politique semble s’éloigner à mesure que les échéances démocratiques s’enlisent dans l’incertitude.
Pour l’heure, aucune nouvelle date n’a été fixée. Les élections des maires et de leurs adjoints demeurent renvoyées aux calendes grecques. Un report de trop qui au-delà de retarder l’avancement du pays, serait aussi synonyme d’une crise de ressources et de compétence au sein des partis politiques.
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