Togo : Grâce Koumayi Bikonibiyate brise le silence, refuse de se taire

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Sortie de la prison civile de Lomé en décembre dernier, Grâce Koumayi Bikonibiyate, sage-femme de profession, a décidé de rompre le silence. Dans un témoignage vidéo , empreint de douleur mais surtout de détermination, elle lève le voile sur les véritables raisons de son incarcération et réaffirme, sans détour, son engagement indéfectible en faveur des droits des femmes et de la dignité humaine.

« Monsieur le procureur, je parlerai. Ils ont voulu m’effacer, je suis revenue, plus debout que jamais. » Ces mots résonnent comme un acte de défi et de résistance. Pour Grâce Koumayi Bikonibiyate, certains silences interrogent, d’autres dérangent. Le sien, longtemps imposé, n’était qu’une parenthèse avant une prise de parole devenue nécessaire.

Contrairement aux accusations souvent associées à l’emprisonnement, la sage-femme affirme n’avoir ni insulté, ni porté atteinte à qui que ce soit. « J’ai été en prison pour avoir demandé que nos centres de santé soient réhabilités », explique-t-elle. Son “crime” : avoir exigé un Togo où aucune femme ne meurt en donnant la vie, faute de matériel médical, par manque de personnel qualifié ou à cause d’une négligence devenue, selon elle, institutionnalisée. « J’ai payé le prix d’un combat juste, j’ai frôlé la mort », confie-t-elle avec gravité.

Son passage en détention a été marqué par des scènes qui l’ont profondément marquée. Grâce Koumayi Bikonibiyate témoigne avoir vu des femmes accoucher en prison, dans des conditions indignes, dans des lieux qui les étouffent et les exposent à de graves risques. Une réalité qu’elle juge insoutenable et révélatrice d’un mal plus profond. « Au Togo, le silence tue plus que la prison », martèle-t-elle.

Loin de l’avoir brisée, l’incarcération semble avoir renforcé sa détermination. « Ils ont voulu me faire taire, mais ils n’ont fait que renforcer ma voix », affirme-t-elle. Aujourd’hui libre, elle avertit que tant que les femmes continueront de souffrir, elle refusera de se taire. « Je dénoncerai et je parlerai », prévient-elle.

À travers son témoignage, Grâce Koumayi Bikonibiyate s’impose désormais comme une voix forte de la lutte pour la justice sociale, la santé maternelle et le respect de la dignité humaine au Togo. Une voix que ni la prison ni la peur n’ont réussi à éteindre.

228news.

 

 

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