SÉCURITÉ ALIMENTAIRE EN AFRIQUE : LE TOGO PIONNIER DE LA PRODUCTION LOCALE SOUS L’IMPULSION DE L’UNION AFRICAINE

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Face aux turbulences des marchés mondiaux et à la fragilité des chaînes d’approvisionnement, l’Afrique accélère sa quête de souveraineté alimentaire. C’est dans ce cadre qu’une délégation de haut niveau de l’Union africaine, conduite par Moses Vilakati, Commissaire à l’Agriculture, au Développement rural, à l’Économie bleue et à l’Environnement, s’est entretenue au ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières. Au cœur des échanges figurait l’engagement décisif des collectivités territoriales pour concrétiser les engagements continentaux directement sur le terrain.
La Déclaration de Kampala à l’épreuve du terrain
La réunion de travail, présidée par le Directeur de cabinet du ministère, Robert Baoubadi Bakaï, marque un tournant pragmatique dans l’application de la Déclaration de Kampala. En choisissant d’impliquer directement les structures de gouvernance locale, l’Union africaine entend rompre avec les approches purement descendantes et rapprocher la politique agricole des réalités territoriales.
L’enjeu majeur de cette démarche réside dans la réduction drastique de la dépendance du continent vis-à-vis des importations de denrées stratégiques, en particulier le riz, le blé et les huiles végétales. Pour y parvenir, l’organisation continentale déploie une stratégie axée sur le renforcement des capacités de production au plus près des bassins agricoles et des communautés locales.
Le Togo, laboratoire continental de la souveraineté alimentaire
Désigné comme pays pilote pour le déploiement de cette initiative, le Togo bénéficie d’atouts stratégiques indéniables. Le pays dispose notamment de zones à fort potentiel, à l’instar du bassin de Nangbéto et des vastes plaines des régions septentrionales, particulièrement adaptées au développement de cultures intensives et durables.
Au nom du ministre de tutelle, Robert Baoubadi Bakaï a réaffirmé la pleine disposition du gouvernement togolais à accompagner la mobilisation générale. Le succès du projet reposera sur une synergie d’actions impliquant l’ensemble du maillage social et administratif, à savoir les préfectures, les communes, la chefferie traditionnelle ainsi que les autorités religieuses. Ces acteurs de proximité auront pour mission primordiale de sensibiliser les communautés et de susciter une adhésion populaire autour des enjeux de production. En positionnant ses collectivités territoriales en première ligne du développement agricole, le Togo ambitionne d’ériger ses régions en véritables moteurs de l’autonomie alimentaire durable pour l’ensemble du continent.
228news.

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