A la plage de Lomé, portion située dans la commune Golfe 1, l’incertitude demeure, et les jours sont comptés pour les entrepreneurs qui risquent de voir disparaître leurs activités. La mairie de Bè (commune Golfe 1) menace de procéder à une évacuation forcée des lieux au-delà du 15 mars prochain. Quelles alternatives pour sauver l’emploi et l’économie ?
Sur la plage de Lomé dans la commune de Golfe 1, les restaurateurs, tenanciers de bars et artisans sont sous la menace d’un déguerpissement imminent. La mairie de Golfe 1 leur a donné jusqu’au 15 mars 2025 pour quitter les lieux sous peine d’une évacuation forcée.
Cette décision, prise dans un souci d’assainissement et d’organisation de cet espace public, provoque néanmoins de vives inquiétudes chez les acteurs économiques de la zone. Nous avons rencontré un propriétaire de restaurant installé sur cette plage depuis plusieurs années. Il nous confie son désarroi face à la situation. « Nous comprenons la volonté des autorités de mettre de l’ordre et de bien réorganiser la plage. Mais on ne nous offre aucune alternative. Cela fait des années que nous exerçons ici, nous avons investi dans nos commerces, embauché des gens , et voilà qu’on nous demande de partir sans aucune solution. Où irons nous si on nous chasse d’ici ? Nous attendons que la mairie nous propose une autre solution.»
Des conséquences socialement lourdes ?
Pour les occupants, c’est par faute d’alternatives qu’ils sont restés jusqu’à présent sur les lieux malgré les demandes des autorités municipales de quitter . Et il ne s’agissait pas, selon eux, de défier l’autorité. La plupart craignent l’avenir si la mairie parvient à mettre en exécution son plan.
Ainsi, de centaines de personnes employées et qui tirent leurs revenus à travers des activités et petits commerces vont se retrouver dans le chômage. La situation risque d’alimenter plus les délinquances notamment la consommation de drogues , les vols et la prostitution…
La zone est déjà réputée être le sanctuaire des maux sociaux susmentionnés.
« Où allons-nous aller ? La plupart d’entre nous vivent uniquement de ces activités ici . Si nous fermons, ce sont des centaines de familles qui se retrouveront sans ressources. Je viens aider les gens ici les soirs et les weekends pour payer mes études à l’Université. Nous demandons à la mairie de nous proposer un accompagnement pour ces opérateurs pour qu’ils ne perdent pas leurs investissements. Ce sera profitable pour nous aussi.» a souligné une jeune étudiante qui finance ses études grâce à l’emploi partiel gagné dans un restaurant à la plage en face de l’hôtel Onomo.
Dans un récent communiqué, la mairie a expliqué qu’un préavis avait été notifié aux occupants de quitter les lieux entre novembre 2024 et fin janvier 2025. Une décision qu’ils n’ont jamais respectée. La mairie a précisé qu’au-délà du nouveau délai de 15 jours, elle procédera à une opération de déguerpissement forcée.
Si la mairie insiste sur la nécessité de réorganiser l’espace, les opérateurs économiques, eux, plaident pour une solution alternative qui prend en compte l’impact social et économique de la mesure. Beaucoup craignent la perte de leur emploi et la fin de nombreuses petites entreprises.
Nous y reviendrons !