La CEET par l’entremise de son Directeur général a pris officiellement la parole sur la Télévision Nationale ( TVT) hier 20 octobre dans la soirée pour fixer les uns et les autres sur la situation critique de l’énergie électrique dans notre pays.
La prise de parole de la direction générale de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) apporte un éclairage crucial sur les récents dysfonctionnements qui perturbent le quotidien des ménages et des entreprises. Entre contraintes techniques, dépendance sous-régionale et choix budgétaires assumés, retour sur les axes clés de cette intervention.
Un diagnostic dicté par les réalités du réseau sous-régional
Pour expliquer la réapparition des délestages, la direction générale s’appuie sur trois facteurs techniques majeurs.
En premier lieu, l’interruption temporaire de l’approvisionnement en gaz naturel découle de travaux de maintenance préventive sur les infrastructures du gazoduc ouest-africain (WAPCo). Cette indisponibilité affecte directement le rendement des centrales thermiques nationales.
À cela s’ajoute la nécessité absolue d’effectuer des révisions périodiques sur les installations locales, une opération comparée par le Directeur Général à la maintenance d’un véhicule, indispensable pour éviter des pannes majeures à long terme.
Enfin, cette situation met en lumière la vulnérabilité structurelle du Togo vis-à-vis des approvisionnements transfrontaliers en énergie.
Solutions d’urgence et arbitrage financier
Face au déficit d’approvisionnement en gaz naturel, la CEET et les autorités gouvernementales ont opté pour la bascule des centrales thermiques vers l’utilisation de combustibles liquides.
Bien que cette alternative génère un coût de production nettement plus élevé, la direction fait le choix de supporter ce surcoût financier afin de maintenir la fourniture en électricité et d’éviter un arrêt massif des services. Parallèlement, le renforcement à terme des capacités de production nationales demeure la priorité à travers l’intégration de nouveaux groupes de production et le suivi des grands projets d’infrastructure.
Communication de crise et enjeux d’avenir
Cette sortie médiatique répond d’abord à un impératif de transparence, visant à informer la population sur la nature des perturbations et à réduire la frustration des usagers.
Toutefois, sur le plan économique, le recours prolongé aux combustibles liquides constitue une pression financière lourde pour la compagnie nationale. La crise actuelle confirme ainsi la nécessité d’accélérer les projets de diversification du mix énergétique, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et l’accroissement de l’autonomie énergétique du pays.
Au delà de cette sortie et des argumentaires avancés, il est opportun de s’interoger sur le timing ainsi que les éléments avancés pour justifier la situation chaotique que vive les usagers. Néanmoins, la fragilité des arguments avancés résident encore dans le statu quo qui a longtemps régné au sein de cette compagnie, mieux tout le pays qui n’a pas trouvé les moyens de diversifier les moyens d’approvisionnement. Les centrales thermiques qui sont multipliées à coup de millions de dollars se sont révélées vaines et sans effet.
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