Après un report forcé dû à des malentendus sur le lieu du meeting, l’opposition et la société civile enchaînent une deuxième manifestation publique en 2026 à travers un meeting tenue dans la ville de Vogan.
Initialement prévu le dimanche 12 juillet 2026, le meeting populaire co-organisé par l’opposition et la société civile, a finalement eu lieu le dimanche 26 juillet, comme annoncé par les organisateurs. Plusieurs localités de la préfecture de Vo ont été mobilisées pour la cause. Divers messages ont été délivrés aux populations à l’occasion. Il s’agit, entre autres, de la mauvaise gouvernance, des inondations, de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, de la précarité, du changement de la Constitution sans consultation, avec le « renforcement » du pouvoir de Faure Gnassingbé. D’autres problèmes sociaux ont également été évoqués. Par rapport à la Constitution de 2024, qui a instauré le régime parlementaire avec la Cinquième République, les forces vives qualifient ce changement de « coup d’État constitutionnel » et exigent le retour pur et simple à la Constitution de 1992. « Non au changement anticonstitutionnel du gouvernement » et « Coup d’État constitutionnel », peut-on lire sur les pancartes affichées. Selon eux, ce changement permet à Faure Gnassingbé de gouverner sans partage et de manière illimitée.
Pour le professeur David Dosseh, porte-parole du Front citoyen Togo Debout, une organisation de la société civile et membre du CNCC, ce changement de Constitution est « totalement illégal ». « Le Togolais n’acceptera jamais cette forfaiture », a-t-il déclaré.
Cette Constitution a fait l’objet d’un arrêt rendu par la Cour de justice de la CEDEAO. Sa décision est interprétée, à tort ou à raison, par les partis. Pour Maître Paul Dodji Apévon, tout comme pour d’autres de ses pairs de l’opposition, l’arrêt de cette Cour est une victoire d’étape.
Hier dimanche, le gouvernement a de son côté, brisé son silence en déclarant la Cour de justice de la CEDEAO incompétente pour contrôler la constitutionnalité du changement de la Constitution opéré en 2024.
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