À l’approche de la nouvelle année académique, l’Université de Lomé poursuit sa transformation afin de mieux répondre aux attentes des étudiants et aux besoins du marché de l’emploi. Réuni le mercredi 22 juillet 2026 sous la présidence du Professeur Kossivi Hounake, le Conseil pédagogique de l’institution a dressé le bilan de l’année académique 2025-2026 et dévoilé les principales orientations prévues pour la prochaine rentrée.
Au cœur des réformes annoncées figure une volonté affichée de moderniser les formations universitaires, de renforcer leur caractère professionnel et d’intégrer davantage les nouveaux enjeux liés aux évolutions technologiques, notamment l’Intelligence Artificielle.
Des formations davantage tournées vers l’emploi, pour accompagner cette dynamique, un comité d’évaluation des offres de formation a été mis en place. Sa mission consiste à analyser les programmes existants et à proposer des améliorations afin de les rendre plus adaptés aux réalités économiques et professionnelles.
Parmi les priorités retenues figurent notamment le renforcement des formations de Master, ainsi qu’une meilleure valorisation de l’encadrement des mémoires et des thèses.
L’Université de Lomé prévoit également la création d’une Haute École de Commerce et de Contrôle. Cette nouvelle structure ambitionne de former des compétences de haut niveau dans les domaines du commerce, de la gestion et du contrôle, afin de répondre aux besoins des administrations, des institutions et du secteur privé.
De nouvelles filières annoncées, dans sa stratégie d’adaptation aux nouveaux besoins de la société, l’Université de Lomé envisage aussi l’ouverture de nouvelles filières dans plusieurs secteurs émergents.
Les domaines du business, de la statistique et des métiers liés au sport font partie des secteurs ciblés. Ces formations devraient permettre aux étudiants d’acquérir des compétences davantage en phase avec les opportunités professionnelles actuelles et futures.
À travers ces orientations, l’institution universitaire entend renforcer son rôle dans la formation de cadres qualifiés capables de contribuer au développement économique et social du Togo.
Un renforcement des infrastructures universitaires, face à l’augmentation constante du nombre d’étudiants, l’Université de Lomé prévoit également d’améliorer ses capacités d’accueil à travers de nouveaux investissements infrastructurels.
Parmi les projets annoncés figurent la construction d’agoras destinées à favoriser les échanges et la vie universitaire, ainsi que la réalisation d’un amphithéâtre d’une capacité de 1 500 places.
Ces infrastructures devraient permettre d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux étudiants et d’accompagner la croissance des effectifs universitaires.
Avec ces différentes réformes, l’Université de Lomé affiche son ambition de construire un enseignement supérieur plus moderne, professionnalisant et mieux connecté aux défis du développement national.
Manuela AGNRAM