Le Togo poursuit ses efforts pour consolider sa gouvernance climatique. Dans cette dynamique, le ministère en charge de l’environnement a procédé, du mardi 9 au mercredi 10 juin dernier , à la validation de trois études thématiques lors d’une rencontre ayant rassemblé plusieurs acteurs du secteur.
Ces travaux portent sur des dimensions essentielles du dispositif national de transparence climatique. La première étude est consacrée à l’intégration du genre dans les rapports biennaux de transparence et les communications nationales. La deuxième concerne l’actualisation des circonstances nationales et des dispositifs institutionnels. Quant à la troisième, elle traite de l’engagement des parties prenantes ainsi que du mécanisme de gestion des plaintes.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de transparence, conformément aux engagements internationaux pris par le pays. Depuis son adhésion à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, puis au Protocole de Kyoto et à l’Accord de Paris, le Togo s’emploie à produire régulièrement des rapports nationaux et à mettre en œuvre ses contributions déterminées au niveau national (CDN).
Selon Nabede Pyabalo, directeur de cabinet représentant le ministre de l’environnement, Komla Dodzi Kokoroko, les exigences internationales en matière de gouvernance climatique sont devenues plus importantes avec l’Accord de Paris.
« L’Accord de Paris impose désormais des exigences accrues en matière de suivi, de rapportage et de vérification. Produire des données transparentes et inclusives est indispensable pour éclairer les politiques et renforcer l’efficacité des actions climatiques », a-t-il précisé.
La validation de ces nouveaux outils intervient également dans un contexte marqué par la mise en œuvre d’une nouvelle loi adoptée l’année dernière relative à la lutte contre les changements climatiques. Désormais considérée comme le principal cadre juridique national en la matière, cette législation vise notamment à renforcer les dispositifs institutionnels, à améliorer la planification des actions climatiques et à faciliter la mobilisation des ressources nécessaires à leur financement.
L’initiative permet au pays de consolider davantage son architecture de gouvernance climatique et renforcer sa capacité à répondre aux défis environnementaux tout en respectant ses engagements internationaux.
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