Bénin-Togo/ Inondations : quand la propagande devient une insulte à l’intelligence collective

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C’est une véritable aberration intellectuelle observée chez certains petits esprits et activistes togolais, pro du régime en place. Une véritable insulte à l’intelligence légendaire des togolais patriotes. Des individus sans scrupule tentent de légitimer et de légaliser les inondations au Togo avec celles du Bénin à travers les réseaux sociaux. De quoi nourrir la question sur leur niveau intellect.

À chaque saison des pluies, les mêmes scènes reviennent au Togo. Quartiers submergés, familles sinistrées, routes impraticables par endroit , populations abandonnées à elles-mêmes. Mais au lieu d’un débat sérieux sur les causes profondes des inondations et les responsabilités des autorités, certains activistes proches du pouvoir de Lomé 2 choisissent une la voie de la manipulation, de la diversion et de l’amateurisme intellectuel.

Depuis quelques jours, ceux-ci tente, en effet de banaliser les inondations au Togo en les comparant à celles observées au Bénin. Une démarche qui relève moins de l’analyse que d’une opération de communication maladroite destinée à dédouaner les responsables des défaillances chroniques observées dans la gestion urbaine et environnementale du pays.

Comparer mécaniquement les réalités togolaises à celles du Bénin constitue une véritable insulte à l’intelligence des Togolais. Mieux, les réalités géographiques, climatiques, démographiques et urbanistiques des deux pays ne sont ni identiques ni comparables de manière simpliste. Le Bénin possède notamment un réseau hydrographique beaucoup plus vaste, avec de grands cours d’eau, des zones lagunaires étendues et des configurations naturelles particulières qui exposent certaines régions comme Cotonou à des phénomènes d’inondation. Ceci ne relève pas de la négligence des autorités béninoises contrairement à ce qui est observée au Togo.

Au Togo, les populations dénoncent depuis des années des problèmes bien connus : absence de drainage efficace, caniveaux sous-dimensionnés ou obstrués, urbanisation anarchique, occupation de zones inondables, insuffisance d’ouvrages d’assainissement et manque criard d’anticipation. Ces réalités ne peuvent être effacées par des comparaisons opportunistes destinées à normaliser l’inacceptable.

Le plus préoccupant reste cette volonté de certains relais du pouvoir de transformer une souffrance collective en argument politique. Au lieu d’exiger des solutions durables, ils préfèrent relativiser le malheur des citoyens par des raisonnements approximatifs et des comparaisons hasardeuses. Cette posture traduit une bassesse inquiétante et un profond mépris envers des populations qui perdent chaque année leurs biens, parfois même leurs proches, sous les eaux.

Dans tout pays sérieux, les inondations constituent une question de gouvernance, d’aménagement du territoire et de prévention des risques. Elles appellent des politiques publiques cohérentes, des investissements structurants et une capacité d’anticipation. Mais au Togo, certains semblent davantage préoccupés par la défense systématique du pouvoir que par la recherche de solutions concrètes.

Cette communication de circonstance révèle surtout l’essoufflement d’un discours incapable de répondre aux véritables préoccupations des citoyens. Aucun activisme numérique, aucune propagande et aucune comparaison douteuse avec les pays voisins ne pourront masquer durablement les insuffisances structurelles qui aggravent les inondations au Togo.

Les Togolais n’attendent pas des justifications maladroites. Ils attendent des actes, des infrastructures adaptées, une vraie politique d’assainissement et surtout du respect pour leur intelligence.

Priska

 

 

 

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