Au Bénin, la justice poursuit l’audition des présumés auteurs et complices du coup d’État manqué du 7 décembre 2025 contre le président Patrice Talon. Le lundi 20 avril 2026, c’est le commissaire de police Bignon Delcoz Kindjanhoundé qui comparaît pour la deuxième fois devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Il a remis un document à la cour dans lequel il évoque les raisons de son appel à la « révolte citoyenne ». Malgré ces raisons évoquées , les charges retenues contre lui, notamment l’incitation à la haine sur les réseaux sociaux, à la rébellion et la détention illégale d’armes, demeurent inchangées, à en croire nos confrères de Triomphemag citant le site banouto.
Après sa première comparution en février dernier, après avoir été identifié dans une vidéo diffusée, l’Officier de police républicaine était devant la CRIET en début de semaine. L’homme en tenue a assuré sa défense sans avocat et évoque les raisons de son appel tout en reconnaissant les faits qui lui sont reprochés.
Il a reconnu avoir lui-même réalisé et diffusé la vidéo qui appelle le peuple béninois à se soulever contre le pouvoir de Patrice Talon, juste quelques heures après le coup d’État manqué du 7 décembre 2025.
Le commissaire de police inculpé a évoqué quatre (04) raisons pour justifier son acte. Ainsi, il a indiqué avoir été « traumatisé » par la « perte de nombreux de ses collègues sur le front ». Il indique ensuite avoir agi en tant que citoyen, dans le but d’appeler à une « révolution démocratique ». Le mis en cause soutient aussi son agissement par le respect de « l’âme des morts » ainsi que ses alertes envoyées à sa hiérarchie mais demeurées sans suite à plusieurs reprises. Le 15 juin sera la date de sa nouvelle comparution.
Dans cette affaire, le Lieutenant-Colonel Pascal Tigri, principal cerveau présumé et ses coaccusés en fuite sont activement recherchés et font l’objet d’un mandat d’arrêt international.
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