Les résultats de l’audit mené au Port Autonome de Lomé ne surprennent guère. Ces pratiques aux contours flous sont déjà connues des Togolais et du monde entier. Ce qui, loin de surprendre aussi mais qui préoccupe et fait interroger les esprits les plus avertis, c’est plutôt le silence complice et l’inaction du sommet de l’État.
Les Togolais se demandent jusqu’à quand l’impunité cessera d’être l’autre malheur qui les accable depuis des dizaines d’années. Peut-être attend-on que le phénomène finisse par faire couler l’État avant d’agir. Un fait qui n’est pas étonnant, puisque ces magouilles, détournements, surfacturations, absences de contrôle rigoureux, malversations, corruption et vols sont organisés depuis le sommet de l’État.
Pire encore, les auteurs de ces pratiques sont souvent récompensés par des nominations ou des promotions à la tête des services publics, au lieu d’être sanctionnés et traduits devant la justice. La preuve en est la reconduction de beaucoup de Ministres, Directeurs généraux et chefs de services à leur poste alors que la plupart sont impliqués d’une manière ou d’une autre dans plusieurs scandales.
Ceci constitue la preuve palpable que la cinquième République, tant vantée comme une ère de rupture et d’efficacité, est une arnaque. Rien n’a changé et le régime de Faure Gnassingbé n’est pas prêt à consommer cette rupture en ouvrant véritablement une nouvelle page. Les richesses du pays continueront de servir de butin à ces copains et copines qui ont la mainmise sur le pays depuis plusieurs décennies, tandis que le peuple continuera de compter le bout des doigts et de tirer le diable par la queue.
Il sied de quand-même rappeler que l’audit révèle un manque à gagner de plus de 7 milliards de f CFA rien que sur une période donnée.
228news.