Malgré les interdictions contestées et juridiquement infondées de Togbui LANKLIVI, la jeunesse du quartier d’Adakpamé a massivement investi les rues ce jeudi 26 juin pour exprimer sa colère contre la gouvernance chaotique et réclamer un retour immédiat à l’ordre constitutionnel.
Dès l’aube, les jeunes d’Adakpamé et Bè, bastion historique de la lutte démocratique , ont dressé des barricades sur plusieurs artères stratégiques. L’ambiance était tendue mais résolument pacifique. Les slogans scandés appelaient à la démission du régime de Lomé 2, la dénonciation de la dérive autoritaire et la répression systématique des libertés fondamentales.
La tentative d’interdiction des manifestations par Togbui LANKLIVI, chef quartier d’Adakpamé colas, n’a eu aucune prise sur la détermination des jeunes, bien décidés à faire entendre leur voix. Cette prise de position est perçue comme un alignement inacceptable sur les méthodes du pouvoir central, alors même qu’aucune disposition légale ne donne à un chef traditionnel la compétence d’interdire des manifestations publiques au Togo .
Adakpamé et Bè, épicentres de la contestation
Les deux quartiers se sont transformés en véritables foyers de mobilisation. Des barricades ont été érigées dans les rues, et les forces de défense et de sécurité, déployées massivement, ont fait face à une résistance farouche mais non violente des manifestants. Des accrochages ont été signalés à plusieurs endroits de la zone mais les jeunes sont restés debout malgré les tirs de gaz lacrymogènes et les tentatives de dispersion.
Cette mobilisation marque un revers cinglant pour Togbui LANKLIVI, dont les récents positionnements sont perçus comme une provocation . Le chef coutumier avait misé sur l’argent et l’intimidation pour contenir la contestation, croyant pouvoir dissuader la jeunesse d’exercer son droit constitutionnel à manifester. Un pari manifestement perdu.
Un message clair au pouvoir
En défiant les interdits, la jeunesse d’Adakpamé et de Bè envoie un signal fort. Les intimidations et les tentatives d’instrumentalisation des chefs traditionnels et celles du pouvoir ne suffisent plus. Le peuple réclame des réponses, des réformes, et surtout, le respect des principes démocratiques. Le courage citoyen a triomphé des manœuvres d’intimidation. Une date qui confirme la montée en puissance d’une jeunesse togolaise plus que jamais décidée à peser dans le destin de son pays. Togbui LANKLIVI a donc soufflé sur la brèche, mais le vent de la liberté semble désormais hors de contrôle.
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