L’espoir était grand lorsque Nibombé Daré a été nommé à la tête des Eperviers du Togo. Ancien défenseur et diplômé de l’UEFA, il semblait être l’homme providentiel. Cependant, l’ancien Eperviers connaît un début difficile qui met de doutes sur ses qualités managériales au haut niveau du football.
Nibombé Daré, le dol
Alors qu’il était pris comme un « Messi » de part ses déclarations, l’homme a rapidement dévoilé ses ambitions pour le football togolais et s’est déclaré capable de redresser l’équipe nationale en difficulté depuis plusieurs années, l’on s’aperçoit aujourd’hui que Nibombé Daré est loin , pour le moment, d’être l’entraîneur parfait que l’on croyait.
L’illusion servie au public sportif togolais
Des mérites de l’actuel sélectionneur des Eperviers ont été ventés afin de faire peser sa candidature dans la balance au moment du processus de recrutement. Sans surprise, la Fédération Togolaise de Football (FTF) l’a sélectionné comme successeur de Paulo Duarte. Daré a été donc accueilli comme le candidat idéal, croyant qu’il détenait la « potion magique » pour redonner vie aux Eperviers déjà en difficulté. Mais après quelques matchs à la tête de l’équipe, on s’aperçoit à une illusion.
La goutte qui a débordé le vase
Le match retour contre l’Algérie ce lundi 14 octobre 2024, perdu 1-0 à domicile après une première défaite humiliante 5-1 à Annaba en terre algérienne, révèle des insuffisances de celui qui était considéré comme le « Messi » qui allait sauver la barque aux Eperviers. En dépit des attentes, les Eperviers peinent à produire des résultats positifs sous sa direction. Sur quatre matchs, Daré totalise deux défaites et deux nuls. Le rêve de qualification pour la CAN 2025 semble déjà s’éloigner, avec seulement deux petits points pris sur 12 possibles, pendant que l’Algérie s’envole avec 12 points et une qualification déjà assurée.
Alors, Daré est-il finalement le « dol » du football togolais ?
Sa nomination, accompagnée de beaucoup de bruit et de promesses, paraît de plus en plus comme une erreur de casting. Pour les supporters, le choix de Daré semble s’inscrire dans la stratégie du « consommer local », un concept qui montre aujourd’hui ses limites. Certains regrettent déjà de son choix et dénoncent l’absence d’une révolution tactique.
Face à cette désillusion, la question de ses compétences managériales se pose avec insistance. Les résultats parlent d’eux-mêmes : aucun progrès significatif, des défaites amères, et une équipe qui peine à décoller malgré un staff composé d’anciens joueurs, des choix hasardeux et incompréhensifs, la peine des supporters n’est pas loin de finir. Le temps presse pour Daré et ses hommes, qui devront affronter la Guinée Equatoriale à Lomé et le Liberia à Monrovia lors des deux derniers matchs de qualification à venir. Pour l’instant, la magie annoncée semble bien loin, et les Eperviers, comme leurs supporters, se demandent s’il ne s’agissait pas d’un mirage.
El bicho