Il a plu finalement « aux dieux » de la République de décider enfin de la nouvelle date de la tenue du double scrutin. Une annonce qui fait suite à la consultation hâtive d’un échantillon de citoyens pouvant facilement adhérer à l’idée de changement de régime politique. Ces messieurs et dames dûment choisis et qui ne peuvent rien refuser aux organisateurs du festin constitutionnel pour une raison ou une autre.
Ils ont alors dit oui à en croire les quelques éléments issus de la propagande qui est faite autour de ces deux jours de promenade. Pour un sujet aussi sensible, comment comprendre qu’on veuille le conditionner à la tenue des élections qui pourtant étaient déjà en cours d’organisation.
Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, 2 jours ont suffi à la démocratique partie présidentielle et ses ouailles pour faire un devoir de pédagogie et préférer continuer calmement leur route vers un énième coup de force électoral pour définitivement asseoir leurs hégémonies.
Qu’est ce qui empêche Faure et compagnie de mieux penser ce projet afin de mieux le vendre si cela contenait de bonnes choses pour cette démocratie togolaise à la croisée des chemins ?
Le Togolais ne compte-t-il pas à ce point aux yeux de ce régime ?
Pourquoi veut-on faire les choses comme si le parlement en fin de mandat avait omis un point essentiel et vital de sa feuille de route, l’empêchant de passer la main? Pourquoi veut-on vendre cette démocratie aussi moins cher?
Les partis politiques de l’opposition et les acteurs de la société civile ont un rôle prépondérant à jouer dans ce processus, les mettre à l’écart confirme bien le plan ourdi qui est mis en œuvre pour dejouer encore les pronostics du peuple souverain en quête de l’alternance depuis des lustres.
Le bémol dans tout ceci, c’est la volonté affichée de ce pouvoir à ne pas lâcher prise, sinon comment expliquer que la révision constitutionnelle de 2019 obtenue de haute lutte par l’opposition à la suite des manifestations qui ont sérieusement ébranlées le pouvoir n’a pas pu être expérimenté et l’on veuille sauter pour attraper une nouvelle branche. Cela confirme la mauvaise foi de ce régime à mener ce pays vers la démocratie, les accords issus de cette dialogue politique de 2018 ont été violés au lendemain, ce qui est le fruit de cette assemblée fantôme qui vient crucifier davantage les togolais. Faure Gnassingbé et ses sbires ont de tout temps joué à la montre. Le dilatoire et la fuite en avant constituent les piliers sur lesquels ce pouvoir est assis.
228news.
Élections Législatives et Régionales: une nouvelle date qui justifie la forfaiture
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