À Lomé, les autorités intensifient la lutte contre les effets dévastateurs du changement climatique. Une importante rencontre a réuni les principaux acteurs nationaux et internationaux durant cette semaine dans la capitale togolaise. La réunion vise à renforcer les capacités de prévention, de réponse et de reconstruction face aux catastrophes climatiques.
Organisé avec la participation des ministères sectoriels, des agences nationales, des collectivités territoriales, de la société civile, du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers, cet atelier technique marque une volonté affirmée du gouvernement de structurer une réponse plus efficace et durable aux défis environnementaux.
Au cœur des discussions figure le projet de reconstruction et de soutien aux communautés post-catastrophes climatiques au Togo (PRECO-Togo). Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les événements climatiques extrêmes inondations, sécheresses ou encore érosion côtière se multiplient et fragilisent davantage les populations déjà vulnérables.
L’ambition du PRECO-Togo est de poser les bases d’un mécanisme cohérent permettant non seulement de réparer les dégâts causés par ces catastrophes, mais aussi d’anticiper et de limiter leurs impacts futurs. Il s’agit ainsi de passer d’une gestion réactive des crises à une approche proactive, axée sur la résilience des territoires et des communautés.
Pour concrétiser cette vision, le gouvernement togolais entend mobiliser des ressources financières auprès du Fonds pour les pertes et préjudices (FRLD), un dispositif international conçu pour accompagner les pays les plus exposés aux conséquences du changement climatique. Ce mécanisme représente une opportunité stratégique majeure pour le Togo.
Pour Nabede Pyabalo, directeur de cabinet du ministère de l’environnement, « le Fonds pour les pertes et les préjudices est une opportunité stratégique pour les pays vulnérables. Il doit aider à réparer les dégâts, reconstruire durablement et renforcer la résilience des communautés ».
Les participants ont mené un travail approfondi d’identification des zones les plus affectées, de hiérarchisation des priorités d’intervention et d’évaluation des besoins financiers. L’enjeu est également d’harmoniser les approches entre les différents acteurs afin d’éviter les duplications et d’optimiser l’impact des actions envisagées.
Les conclusions de cet atelier devraient déboucher sur l’élaboration d’une stratégie nationale de reconstruction durable, accompagnée d’une feuille de route claire. Celle-ci servira de base pour la soumission officielle du dossier de financement auprès du FRLD, avec l’appui technique de la Banque Ouest Africaine de Développement.
La démarche pour le Togo est d’anticiper les risques climatiques et de bâtir une résilience durable. Plus qu’une réponse ponctuelle aux catastrophes, il s’agit désormais d’inscrire l’action publique dans une vision à long terme, où la prévention, l’adaptation et la reconstruction s’articulent pour protéger efficacement les populations et les territoires.
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