Au Togo, la mesure de grâce annoncée et réitérée par Faure Gnassingbé est effective. Vingt-quatre heures après la confirmation, en Conseil des ministres, de la libération de détenus de droit commun, le dirigent, a ordonné la mise en œuvre de cette décision sur l’ensemble du territoire national.
Au total, 1 511 détenus ont recouvré la liberté ce 31 décembre 2025, parmi lesquels figure Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du président du Conseil. Cette mesure de clémence, prise à la discrétion du chef de l’exécutif, avait été annoncée une première fois lors de son discours devant le Congrès le 3 décembre dernier, avant d’être réitérée lors de son adresse à la Nation, à la veille du Nouvel An.
La décision a été formalisée au cours du dernier Conseil des ministres de l’année 2025, tenu ce mercredi, marquant ainsi son entrée en application concrète.
Selon les précisions fournies par le gouvernement, plusieurs catégories de détenus sont concernées par cette grâce. Il s’agit notamment de personnes purgeant de longues peines de détention, de détenus incarcérés pour des délits mineurs, de personnes âgées ou arrivant en fin de peine, ainsi que de condamnés souffrant de maladies graves.
Pour les autorités, cette mesure vise à « renforcer la joie des périodes de fête au sein des familles », tout en contribuant au désengorgement des établissements pénitentiaires, confrontés à une forte surpopulation. Elle s’inscrit également dans le cadre du respect des engagements internationaux du Togo, notamment en matière de droits humains et de conditions de traitement des détenus, conformément aux conventions et recommandations des organisations internationales.
Grâce Koumayi, la sage-femme interpellée à son domicile et incarcérée recouvre également liberté.
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