L’Organisation des Nations Unies qualifié de « bombe à retardement » le chômage auquel l’Afrique du Sud fait face. Le pays enregistre un taux de chômage record de près de 33 %. Une situation qui risque de déclencher une instabilité politique à en croire les experts.
De plus en plus jeunes sud-africains sont sans emploi. La conséquence directe en est l’augmentation des niveaux de pauvreté et d’inégalité. Une situation qui alimente des maux sociaux tels comme la criminalité et la consommation de drogue. Selon l’ONU et les experts, si l’Afrique du Sud ne revoit pas sa politique économique, le taux de chômage risque d’atteindre 40% en 2030.
« Nous allons devoir nous enfuir maintenant et aller dans d’autres pays avec nos qualifications, avec les compétences que nous avons parce que notre gouvernement ne reconnaît même pas les étudiants universitaires en ce qui concerne leur avenir », a confié Themba Khumalo. Et d’ajouter
« À la fin de la journée, les diplômés rentrent chez eux et restent assis à ne rien faire dans le township. J’en veux au gouvernement ».
D’après les analystes, le chiffre officiel du chômage ne prend même pas en compte les personnes qui ont renoncé à trouver un emploi et qui ont quitté le réseau. Ils poursuit en disant qu’il serait juste de dire que près de 42 % de la population sud-africaine en âge de travailler est au chômage. L’Afrique du Sud a le taux de chômage le plus élevé au monde, selon la Banque Mondiale.
FRANCISCO A .