Lutte contre les addictions : RAPAA appelle à renforcer les actions pour libérer la société togolaise des affres des substances psychoactives

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L’ONG Recherche Action Prévention Accompagnement des Addictions (RAPAA), en collaboration avec le Comité National Anti-Drogue (CNAD) et le Programme National des Addictions aux Produits Psychoactifs (PNAPP), passe à la vitesse supérieure dans ses actions de prévention et de lutte contre l’usage des substances psychoactives. Pour ce faire, avec ses partenaires étatiques, elle a appelé le mercredi 1er juillet 2026, lors d’une conférence de presse à Lomé , à intensifier les actions de sensibilisations et à plus d’actions inclusives. Cette rencontre, qui a réuni plusieurs acteurs issus des organisations engagées dans la lutte contre les addictions, a permis de dresser l’état des lieux de la consommation des substances psychoactives au Togo, de présenter les résultats obtenus dans le domaine de la prévention et de l’accompagnement, de préciser les enjeux actuels et d’envisager des approches innovantes et durables pour une réponse globale et concertée.

D’après le bilan présenté, le phénomène de la consommation abusive des substances psychoactives représente aujourd’hui un véritable problème de santé publique et de société tant à l’échelle mondiale que national. Ainsi, le Togo n’est pas épargné par l’évolution préoccupante de ce phénomène qui touche particulièrement les jeunes. Malgré les avancées enregistrées dans la prévention et l’accompagnement, plusieurs défis continuent d’exiger une intensification des actions. Il s’agit notamment de l’apparition de nouvelles substances et de l’évolution rapide des modes de consommation, de l’utilisation croissante des technologies numériques qui influent sur les comportements, de la vulnérabilité des jeunes face aux facteurs de risques sociaux et économiques, du renforcement des capacités des structures de prévention, de réduction des risques, de traitement et de réinsertion, d’une meilleure concertation entre les acteurs ainsi que de l’amélioration de la collecte et de l’analyse des données pour orienter les politiques publiques.

Face à ces défis et à l’insuffisance des approches traditionnelles, RAPAA et ses partenaires appellent à développer les actions de sensibilisation, la formation et à renforcer les partenariats. L’organisation encourage ainsi des approches innovantes fondées sur une meilleure connaissance du phénomène grâce à des données scientifiques probantes, l’implication des institutions universitaires et de recherche, l’utilisation des technologies numériques ainsi que la diffusion des résultats des études.

L’ONG plaide également pour des programmes de prévention destinés aux jeunes, utilisant des canaux variés et des outils adaptés, avec un accent particulier sur le développement personnel et les compétences de vie. Elle recommande aussi des actions communautaires impliquant les collectivités territoriales, les leaders traditionnels et religieux, les organisations de base et les services étatiques décentralisés.

RAPAA préconise en outre une prise en charge globale favorisant l’insertion sociale et professionnelle des personnes en cours de rétablissement, un renforcement du cadre institutionnel par une meilleure coordination entre les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice et de la protection sociale, ainsi qu’une mobilisation accrue des financements pour des programmes à la hauteur de l’ampleur du phénomène.

Ainsi, l’approche qui se veut globale, humaine et durable met l’accent sur l’information, la coopération et le renforcement des partenariats afin de construire une réponse collective face aux défis liés aux addictions.

L’organisation rappelle que la lutte contre l’abus de drogue est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de tous pour construire une société plus sûre, plus saine et plus résiliente.

Parlant des conséquences liées à l’usage des substances, elles sont multiples. Elles affectent la santé physique et mentale des personnes, fragilisent les familles et les communautés, et constituent un frein au développement socioéconomique, à la sécurité ainsi qu’à la cohésion sociale.

Selon les données 2024, l’alcool occupe la première place des substances psychoactives utilisées avec 55,4%. Il est suivi du cannabis avec 30,1%. En 2024, 59,7% de nouveaux cas ont été enregistrés. La première consommation de substances psychoactives intervient chez les adolescents de moins de 14 ans et la tranche d’âge des consommations se situe entre 20 et 44 ans.

L’organisation de cette activité s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues célébrée le 26 juin de chaque année.

228news.

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