Guinée Bissau : l’armée revendique le coup d’État consommé, la CEDEAO et l’UA jouent toujours le médecin après la mort

Partager cet article via

Facebook
WhatsApp
Telegram

En Guinée Bissau, un « Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public » a revendiqué le coup d’État perpétré un peu plus tôt en milieu d’après-midi de mercredi. Lors d’une conférence de presse animée à l’état-major des Forces armées, le général brigadier, Denis N’Canha, chef du bureau militaire de la présidence de la République, a indiqué que le pays est sous contrôle et que l’élection présidentielle du dimanche est suspendue.

Arrestation du président de la République, Umaro Sissoco Embaló et des opposants, Contrôle total du pays, fermeture des frontières et la suspension de l’élection présidentielle du dimanche 23 novembre. Voilà les informations de ces dernières heures sur la situation politique qui prévaut en Guinée Bissau. Un « Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public » a confirmé le coup d’état consommé contre l’ancien chef de l’état. Denis N’Canha, chef du bureau militaire de la présidence de la République a aussi annoncé un couvre-feu.

Pendant ce temps, l’Union africaine et la CEDEAO dénoncent une tentative de perturbation du processus électoral dont elles saluent le bon déroulement ainsi que la maturité du peuple guinéen.

CEDEAO et UA toujours dans le rôle de médecin après la mort

Une fois encore, ces condamnations verbales sont un rituel diplomatique sans efficacité réelle. La CEDEAO et l’Union africaine, pourtant censées être les garantes de la stabilité politique et du respect des normes démocratiques sur le continent, semblent une nouvelle fois arriver en retard, après que les faits se sont déjà imposés. Ces institutions

Ces institutions régionales, figées dans des mécanismes archaïques et des médiations interminables, réagissent toujours à posteriori, comme si l’histoire les surprenait à chaque crise. Malgré la succession de coups d’État dans la sous-région comme au Mali, Burkina Faso, Niger, et maintenant en Guinée Bissau, elles persévèrent dans les mêmes méthodes usées, les mêmes messages copiés-collés, les mêmes sanctions inefficaces, incapables d’anticiper ou de prévenir les ruptures institutionnelles.

Leurs structures lourdes et bureaucratiques paraissent déconnectées des réalités politiques locales et du ressenti des populations. Au lieu d’être des acteurs capables de jouer un rôle déterminant dans l’apaisement des tensions ou la refondation de la gouvernance, elles donnent le sentiment d’être des spectatrices dépassées, engluées dans des procédures lentes et des décisions sans impact.

228news.

 

 

 

 

 

 

À Lire aussi

Sélection nationale : Neveu trouve la faille

Journées FIFA: début mitigé pour Patrice Neveu

Litige Caf, Sénégal, Maroc: la lucide analyse de Gilbert Bawara qui lui enfile la tunique d’un grand acteur sportif

Guinée : décès en détention du Commandant Aboubacar Diakité, dit « Toumba »

Bénin : le ralliement inattendu de Chabi Yayi à Romuald Wadagni rebat les cartes politiques

OTR/dépôt des états financiers : « 45 min avec l’OTR » pour éviter retards et pénalités

Journée mondiale de l’eau : le Togo opte pour une célébration des réalisations fantômes

AGL Togo : la Fête de Famille 2026 célébrée sous le sceau de la cohésion, de confiance et de vision