Non pas pour son profil ou son parcours, mais pour la réaction immédiate et tranchée de son parti politique.
La nomination de Moni Martine Sankarédja au gouvernement fait défaut d’onction de son parti politique. L’alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), sa formation, se désolidarise et désapprouve son entrée au gouvernement.
Pour cause, la formation dirigée par Aimé Gogué Tchabouré indique dans un communiqué qu’elle n’a « été ni de près ni de loin associée à cette nomination ».
L’état-major du parti se dit surpris et exprime sa désapprobation dans un communiqué rendu public jeudi 9 octobre 2025, 24 heures après la sortie de l’équipe gouvernementale.
Pas de consultation, pas de rapprochement avec les cadres du parti, pour, dénonce Aimé Gogué, une quelconque entrée d’une des siennes au gouvernement.
ADDI pas représenté au gouvernement malgré tout
Conséquence de ce manquement : l’ADDI informe l’opinion nationale et internationale qu’il « n’est pas représenté dans ce gouvernement ». La formation annonce le déclenchement des procédures disciplinaires contre la ministre, conformément aux statuts du parti.
C’est une nouvelle scène politique qui s’ouvre à l’ADDI après celle qui a vidé l’alliance nationale pour le changement (ANC) de plusieurs de ses cadres. Mais reste à savoir si Moni Martine Sankarédja va démissionner du gouvernement et se conformer à la ligne politique de son parti.
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