Togo/milices armés, torture et tuerie de tout genre: les commanditaires connus ?

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Le Togo a réédité le malheureux exploit de la répression barbare et sauvage des manifestations tenues en fin de semaine dernière. Miliciens armés ont fait régner la psychose, et le chaos au point de saper la cohésion nationale qui est désormais en péril et ceci sous le silence complice des autorités, qui par un communiqué laconique signé du gouvernement félicite plutôt le professionnalisme des FDS.

Le climat sociopolitique togolais sous l’ombre de la peur et de l’incertitude . Des scènes qui portent atteinte à la paix, au vivre-ensemble et à la cohésion sociale ont été  observées lors des dernières manifestations à Lomé.

A visage découvert, armés de gourdins, de coupe-coupe, voire d’armes à feu, des miliciens ont été vus s’attaquant violemment aux manifestants dans plusieurs quartiers de la capitale. Ces individus, embarqués à bord de véhicules 4×4, circulent librement dans les rues, frappant, saccageant et instaurant un climat de terreur sous les regards impassibles et impuissants des forces de l’ordre et de sécurité.

Les vidéos et témoignages en circulation décrivent des scènes horribles où des citoyens ont été brutalement battus, parfois jusqu’à la mort, pour avoir simplement exercé leur droit constitutionnel à manifester. Aucun contrôle, aucune interpellation. Ce déploiement organisé et sans entraves de groupes violents remet profondément en cause l’autorité de l’État et son devoir de protection des populations.

Une menace grave pour l’État de droit

La présence de ces miliciens dans les rues de Lomé est un coup porté à l’État de droit, au vivre-ensemble et à la paix sociale. En s’attaquant à des citoyens désarmés, ces groupes remettent en cause la stabilité et exacerbent les tensions sociales déjà vives. À cela s’ajoute l’angoisse généralisée ressentie par la population, confrontée à une violence gratuite dans un espace censé être protégé par les institutions républicaines.

Au-delà de la violence physique, c’est le tissu social qui se trouve menacé : la défiance envers les autorités, la polarisation politique, l’insécurité grandissante et la peur de représailles compromettent gravement la cohésion nationale.

Un silence complice et coupable des autorités

Malgré les nombreuses alertes, dénonciations et preuves publiquement relayées, aucune réaction officielle n’a été enregistrée à ce jour. Ni condamnation, ni ouverture d’enquête, ni annonce de mesures concrètes pour mettre fin à ce phénomène. Ce silence qui semble être un acte de complicité, alimente les soupçons d’un appui logistique et politique à ces milices.

Selon des témoignages concordants, certains miliciens seraient recrutés, équipés et même rémunérés par des acteurs proches du pouvoir dans le but d’intimider, de réprimer et de décourager toute velléité de contestation populaire. Une dérive autoritaire qui, si elle se confirme, pourrait précipiter le pays dans une spirale incontrôlable.

Si certains quartiers ont été relativement épargnés durant les deux premiers jours de manifestation, la situation a rapidement évolué. À Adidogomé, banlieue ouest de Lomé, le samedi 28 juin a été marqué par une irruption violente des miliciens dans des domiciles, notamment aux abords du bar Madiba. « Jusque-là nous étions épargnés. Mais le samedi, des violences ont éclaté. Ce sont des miliciens qui frappaient les gens jusque dans leurs maisons. Les forces de l’ordre présentes sur les lieux ont juste demandé aux gens de rentrer chez eux , sans intervenir », témoigne un enseignant résident du quartier.

Une urgence citoyenne et institutionnelle

Laisser proliférer des milices dans les rues d’un État prétendument démocratique est une alerte rouge. La société civile, les organisations des droits de l’homme et les partenaires internationaux doivent urgemment s’emparer de cette situation. La protection des citoyens ne peut être subordonnée à des calculs politiques.

Le Togo a encore l’opportunité de rétablir la confiance, de restaurer l’autorité de l’État et de réaffirmer son engagement envers la paix, la justice et la dignité humaine. Mais pour cela, il faudra que les autorités sortent de leur silence, condamnent sans ambiguïté ces exactions, et engagent des mesures concrètes pour démanteler ces milices qui sèment la terreur. Le pays en jeu ne peut pas se permettre l’inaction.

228news.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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