Victoire d’étape pour l’opposition et geste d’ouverture du pouvoir . A l’approche des élections municipales du 10 juillet 2025, un rappel ferme du ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo AWATE, vient mettre un coup d’arrêt aux éventuels abus dans la délivrance des attestations de résidence. Un geste qui constitue pour l’opposition, une victoire d’étape et un signe d’ouverture du Président du Conseil des Ministres, Faure Gnassingbé pour un renforcement de l’équité électorale.
Dans une note, le ministre Hodabalo AWATE rappelle que, conformément à l’article 250 de l’ordonnance n°2024-003/PR du 5 novembre 2024 portant code électoral, les attestations de résidence indispensables pour tout candidat aux municipales, doivent être délivrées exclusivement par le maire du lieu de résidence du demandeur. Le prix maximal fixé pour cette formalité est de cinq mille (5000) francs CFA.
Les tentatives d’entrave pointées du doigt
Ce rappel intervient dans un climat de suspicion voire même de manœuvres , où plusieurs maires étaient accusés de retarder, voire de bloquer, l’émission de ces documents à certains candidats, notamment ceux de l’opposition. En agissant à ce moment stratégique, le ministre AWATE coince ces élus locaux qui tentent d’introduire des filtres illégitimes dans le processus.
Cette clarification est une réponse de l’Etat central aux formations politiques de l’opposition. Il s’agit d’une petite victoire démocratique de l’opposition et une démonstration d’ouverture de la part de l’exécutif.
Délégation et souplesse administrative
Dans les cas où le maire est lui-même candidat, l’attestation de résidence le concernant doit être signée par un de ses délégataires. La note précise que les adjoints au maire et les secrétaires généraux de commune peuvent également émettre ces documents en toute légalité.
Enfin, la carte d’électeur est désormais acceptée comme pièce justificative pour obtenir l’attestation, simplifiant ainsi la procédure pour les candidats.
Un enjeu démocratique majeur
A travers cette note, le ministère entend garantir un traitement égal pour tous les citoyens dans le processus électoral. « J’attache du prix au respect scrupuleux des directives contenues dans la présente note », conclut le ministre Awate, qui semble déterminé à assurer la transparence du scrutin municipal à venir.
Reste à voir si les autorités locales se conformeront pleinement à ces instructions, dans un contexte où chaque détail administratif peut peser sur l’équilibre politique.