Au Togo, l’immobilisme politique semble être devenu la norme. Alors que le pays est plongé dans une forme d’attente institutionnelle, sous couvert de « gestion des affaires courantes », le quotidien des citoyens ne cesse de se dégrader. Le pouvoir en place, dirigé par la majorité UNIR, semble n’avoir qu’un seul objectif : conserver les rênes du pouvoir, au détriment du bien-être de la population.
Depuis des décennies, le Togo vit sous la même gouvernance, passant du père au fils dans une continuité dynastique qui a peu profité au développement du pays. Le bilan, aussi bien sous Gnassingbé père que sous Gnassingbé fils, est marqué par des infrastructures inachevées, des systèmes sociaux en souffrance, une éducation en crise et un accès aux soins de santé toujours problématique pour une grande partie de la population. Le contraste est frappant avec les pays voisins où, malgré les défis, des réformes économiques et sociales s’opèrent. Ces pays qui connaissent l’alternance au sommet de l’Etat connaissent également un développement sur tous les plans. Cependant , le Togo dirigé par une seule et même famille durant déjà plus d’un demi-siècle, ne montre aucun signe de son progrès. La politique prend le dessus sur le développement et la souffrance continue pour les populations.
Au Togo, les jeunes entrepreneurs, véritables moteurs d’innovation et d’emploi, subissent une pression fiscale étouffante. Les taxes se multiplient et viennent freiner toute velléité d’initiative, au lieu d’encourager une jeunesse pourtant pleine de potentiel.
Ce blocage est d’autant plus inquiétant que l’actualité politique est dominée non par un agenda de réformes sociales ou économiques, mais par un changement de régime institutionnel qui ne répond pas aux attentes populaires. Ce virage institutionnel semble plus motivé par la volonté de consolider le pouvoir que par celle d’améliorer les conditions de vie des citoyens.
Alors que les populations s’attendaient à des solutions concrètes face aux difficultés quotidiennes, chômage, cherté de la vie, dégradation des services publics, c’est un statu quo politique qui s’impose, au mépris des souffrances populaires.
Le Togo est donc à la croisée des chemins. Le pays continue sur cette route figée où le pouvoir politique prévaut sur l’intérêt général, ou enclencher enfin une dynamique de changement axée sur les priorités sociales et économiques réelles. En attendant, c’est la population qui trinque.
228news@