L’Institut de Formation Fiscale et Douanière de l’Office Togolais des Recettes (OTR) en collaboration avec le Master 227 de l’Université Paris Dauphine et l’association dauphinoise d’administration fiscale organise, les 10 et 11 juillet 2025 à Lomé, la troisième édition du dialogue interprofessionnel sur la fiscalité. Cette rencontre, intitulée « Le continent africain à l’épreuve des conventions fiscales », vise à explorer des thèmes variés tels que les modèles de conventions adoptés en Afrique, les liens entre fiscalité et investissements, les articulations entre intégration régionale et souveraineté fiscale, les impacts du projet BEPS et les questions environnementales liées aux ressources naturelles. Ce colloque adopte une approche pluridisciplinaire et invite des contributions en droit, économie, sociologie, fiscalité et informatique pour éclairer les pratiques et informer les décideurs publics. Les candidats sont appelés à soumettre leurs propositions de communication avant le 15 mars 2025, en mettant en avant les enjeux, la problématique et les résultats attendus de leurs recherches. Les communications sélectionnées feront l’objet d’une présentation lors du colloque et d’une publication ultérieure. Pour toute information supplémentaire, les intéressés peuvent contacter Dr Bagna Kibalo via l’adresse bkibalo@otr.tg ou par téléphone au (00228) 90 02 16 84.
Des informations pratiques
Les contributions doivent être envoyées avant le 15 mars 2025 sur l’adresse iffd@otr.tg . Elle feront l’objet d’une communication lors du colloque mais également d’une publication dans le livre qui a vocation à être édité sur le sujet avant la fin de l’année 2025. Les contributeurs peuvent préciser s’ils souhaitent participer au colloque ou uniquement au livre blanc qui sera consacré au sujet. Les auteurs intéressés sont priés de faire part de leur volonté d’intervenir en envoyant un résumé de 5 pages au maximum de leur projet de communication au plus le 15 mars 2025. Le résumé doit préciser le titre de la communication, les auteurs, les enjeux du sujet, la problématique, la méthodologie de recherche et les principaux résultats escomptés. Les projets de communication doivent être en français ou en anglais.
Les contributions sélectionnées par le comité scientifique du colloque sur la base de leur pertinence, de leur qualité, et de leur potentiel à générer un débat constructif pendant la conférence, seront notifiées aux auteurs au plus tard le 1er mai 2025. Les textes révisés des soumissions au colloque seront reçus au plus tard le 15 juin 2025.
Les propositions de communication devront être rédigées en Times New Roman, taille 12, en interligne simple avec des marges supérieures, inférieures, gauches et droites de 2,5 cm, la page de garde devra comprendre les éléments suivants :
(i) le titre de la communication en français ou anglais ;
(ii) le(s) nom(s), prénom(s) de l’auteur ou des auteurs suivis du (des) titre (s) et grade (s), de l’appartenance institutionnelle, de l’adresse électronique et du contact téléphonique ;
(iii) un résumé de 150 à 250 mots au maximum suivi de trois à cinq mots clés. La bibliographie devra être classée par ordre alphabétique des références effectivement mobilisées dans le texte.
Aucun frais de participation n’est envisagé par les organisateurs.
Les trois meilleurs articles choisis par le comité scientifique seront primés.
Pour tous les renseignements complémentaires concernant ce colloque, veuillez contacter :
Tél : (00228) 90 02 16 84 ; e-mail : bkibalo@otr.tg ou adafmaster227dauphine@gmail.com
Un colloque pour répondre aux enjeux fiscaux
Ce colloque de Lomé, selon les organisateurs, va permettre de relever les défis de mondialisation fiscales. En effet, la mondialisation des économies s’intensifie, portée par les progrès des technologies de l’information et des communications qui favorisent des interactions transfrontalières entre individus, entreprises et Etats. Cette dynamique complexifie la fiscalité internationale, chaque Etat exerçant sa souveraineté fiscale pour organiser les prélèvements sur son territoire. Cependant, cette souveraineté conduit à des chevauchements entre systèmes fiscaux nationaux, créant des risques de doubles impositions internationales, tout en favorisant des comportements d’évitement fiscal de la part des entreprises. Pour répondre à ces défis, les conventions fiscales se sont imposées comme des outils essentiels dans les relations interétatiques. Initialement centrées sur l’élimination des doubles impositions, elles ont évolué pour inclure des objectifs tels que la lutte contre la fraude fiscale, le renforcement de la coopération administrative et l’incitation aux investissements étrangers. Ces conventions, dans leur forme bilatérale ou multilatérale comme l’Instrument multilatéral, soulèvent des interrogations sur leur efficacité et leurs finalités réelles. C’est ce à quoi le colloque de Lomé va apporter des approches de solutions.
El bicho