Effondrement de passerelle à Agoè Zongo, mort d’Homme:De la nécessité de situer les responsabilités

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La route nationale numéro 1 précisément Agoè Zongo (Nord de Lomé), a enregistré vendredi, un drame qui ne laisse personne indifférent. Une passerelle piétonne, construite il y a à peine deux ans, s’est effondrée après avoir été percutée par un camion-citerne. Ce drame a causé des pertes en vies humaines, des blessés et des dégâts matériels. Si les décès enregistrés ainsi que l’état des blessés préoccupent, il n’en demeure pas moins de se poser des questions sur la qualité de la jeune infrastructure. Souvent victimes de corruption, les infrastructures publiques présentent des défaillances. Ce qui explique leur état défaillant qui constitue un danger pour les usagers.
Dans ce cas d’espèce , à qui incombe la responsabilité de la chute de cette passerelle ? A part le camion citerne que tout le monde pointe du doigt, quelle est la responsabilité du Maître d’ouvrage et celle du maître d’œuvre ?

C’est un vieux débat qui doit refaire surface. La qualité des infrastructures publiques et les pratiques de gestion des fonds publics au Togo. L’accident tragique qui a coûté la vie aux compatriotes et qui a fait des blessés et des dégâts matériels, vient remettre en cause l’état des infrastructures publiques et la bonne gestion des fonds alloués à cet effet.
Selon les premiers éléments, le choc avec le camion-citerne a suffi à mettre à terre une structure qui, pourtant, aurait dû résister à ces gens de chocs et bien plus importants. Cette situation met en évidence une question troublante : comment une infrastructure publique récente, censée amortir des chocs , a-t-elle pu céder aussi facilement ?
Sur place, des témoins indignés remettent en question la qualité de la construction. « A peine deux ans seulement, et voilà qu’une simple collision détruit tout… Ce n’est pas normal ! », s’exclame un riverain. Pour beaucoup, la réponse est évidente. La corruption et le détournement des fonds destinés à la réalisation des travaux publics seront à l’origine de ce désastre.

Des soupçons de malversations et de négligence

Outre le camion citerne qui a percuté l’infrastructure , les regards doivent aussi se tourner vers le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre. Le premier a-t-il mis à la disposition du second, les ressources financières nécessaires pour la réalisation d’une œuvre de qualité capable d’amortir les chocs de cette nature ? Ou c’est la société responsable de la réalisation des travaux qui aurait faire l’économie des matières utilisées, pour se faire des intérêts personnels ? Dans tous les cas, il s’agit de la corruption dont la conséquence est visible. Cela entraîne l’utilisation de matériaux de qualité médiocre et une réalisation bâclée de l’ouvrage. Résultats, les togolais et togolaises y perdu leurs vies, des blessés, la voie bloquée donc l’économie ainsi que d’autres dégâts collatéraux.
Obligation d’ouvrir des enquêtes
Des enquêtes devraient être ouvertes pour éclairer ces différents paramètres autour de ce drame. Le maître d’ouvrage et celui de l’œuvre devraient être mise en examen dans l’immédiat . « Il est impensable que des vies soient sacrifiées à cause de l’irresponsabilité et de la cupidité de certains acteurs. Il faut que des enquêtes soient ouvertes et justice soit rendue », a déclaré un membre de la société civile avec indignation.

Des infrastructures symboles d’un problème plus vaste

Ce drame n’est pas un incident isolé. Il reflète un problème systémique dans la gestion des projets publics au Togo, où les pratiques de corruption, le manque de transparence et l’absence de contrôles rigoureux compromettent la qualité des infrastructures. Les fonds destinés à ces projets sont souvent détournés. Ce qui laisse les citoyens payer un lourd tribut, que ce soit en termes financiers ou humains.

Silence des autorités

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué, et les autorités restent silencieuses sur les éventuelles responsabilités pour l’instant. Cependant, la population attend des mesures fortes. Outre l’identification des responsables de ce drame, une réforme urgente des processus de gestion des travaux publics s’impose.

L’urgence d’agir

L’effondrement de la passerelle d’Agoè Zongo est un signal d’alarme. Il est temps de mettre un terme à l’impunité et à la mauvaise gouvernance dans les appels d’offres pour la réalisation des infrastructures publiques. Les autorités doivent non seulement engager des poursuites contre les responsables de cette tragédie, mais aussi renforcer les contrôles, exiger des normes strictes, et garantir une utilisation transparente des fonds publics.
La vie des citoyens ne devrait pas être sacrifiée sur l’autel de la corruption. Ce drame doit marquer un tournant, sinon de nouvelles catastrophes continueront d’émailler le pays, au prix de vies innocentes.

 

El bicho

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