
La vie publique de cet homme politique débute au début des années 1990. Il dirige alors le Hacame, une association d’étudiants qui soutient le régime de Gnassingbé Eyadéma et affronte violemment les groupes rivaux. Le général-président repère vite le jeune Pascal, dont le profil de fils d’opposant (son père est un haut cadre de l’Union des forces de changement) est très intéressant. Après des études de droit à l’Université de Columbus (États-Unis), diplôme de sciences politiques en poche, Pascal Akoussoulélou Bodjona fut nommé, en 1998, ambassadeur du Togo aux États-Unis. Il n’a que 32 ans…Fin janvier 2005, il est convoqué à Lomé par Eyadéma, qui meurt le 5 février de la même année. Il s’impose dans l’entourage de Faure Gnassingbé, le nouveau président, avec qui il s’est lié d’amitié, auprès de plusieurs chefs d’État africains.
Tout-puissant directeur de cabinet, ministre de l’Administration territoriale, porte-parole du gouvernement, Bodjona devient le numéro deux officieux du régime. Jusqu’au 23 août 2012, où il est évincé. Mais sa place demeure toujours puisqu’étant un animal politique qui incarne un profond respect à tout adversaire politique. Au moment où nombre de personnes pensent qu’il est totalement écarté de la vie politique, Faure Gnassingbé vient de surprendre plus d’un en le nommant Conseiller spécial à la Présidence et chargé des affaires politiques à quelques mois des élections législatives et régionales.
Pascal Akoussoulèlou Bodjona, né le 17 mai 1966, est un homme politique de carrure au sein du régime actuel.
Théophile K.