Le centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO) en general et son service d’urgence n’ont pas encore fini de parler d’eux quant à la médiocrité des conditions de travail et de vie fréquemment dénoncée par les travailleurs et les patients.
Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) avait organisée le 23 septembre dernier une journée de réflexion au cours de laquelle son ancien Secrétaire général, le Professeur David Dosseh s’est désolé des conditions de l’état et du travail au Service des urgences médicales de l’établissement.
« Quand je vais aux Urgences Médicales au CHU SO…je tire chapeau aux collègues qui travaillent là-bas. Moi je le dis clairement, je ne peux pas travailler là-bas, c’est une porcherie. Quand vous entrez dans le bureau du médecin, c’est 2 mètres sur 2 mètres (…) C’est une porcherie », s’est-il plaint.
En effet, la vétusté du matériel et la pénurie du personnel sont entre autres maux qui gangrène cet hôpital de référence au Togo. David Dosseh estime qu’il est «inadmissible qu’un responsable d’une infrastructure puisse être dans un bureau spacieux, bien climatisé, (avec) fauteuil bourré pendant que ses collègues sont enfermés dans une gargote pour recevoir des gens ».
Par ailleurs, l’ex-Secrétaire général du SYNPHOT regrette la négligence des autorités à améliorer les choses et il faut noter qu’il avait en 2013 décliné une offre qui le porterais à la direction du CHU- SO.
Yvette Sossou