Togo/Infrastructure : le marché d’Avéta rangé aux oubliettes

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Le gouvernement togolais s’est engagé depuis plusieurs années pour la construction et la rénovation de plusieurs marchés à Lomé comme à l’intérieur du pays. Malheureusement, cet engagement est resté lettre morte.

Sur la nationale n°34, Lomé-Vogan à une vingtaine de kilomètres et environ une trentaine de minutes de route se trouve le marché d’Avéta au bord de la route.

Ce marché pas les moindres s’anime chaque six (06) jours , est l’un des carrefours commerciaux de l’économie togolaise. On y trouve presque tout avec les commerçants et commerçantes qui arrivent de tout bord avec leurs produits pour animer ce  » marché de nuit « .
Le marché d’Avéta pour les habitués est un marché qui bat son plein à partir de 16 heures (après-midi) jusqu’à 1 heure voir 2 heures du matin avec des lampes et lampions étalés. C’est un rendez-vous de l’offre et de la demande, les marchands disposent de tout ce qu’il faut pour servir les clients qui viennent des coins et recoins du pays de même que des pays voisins.

Avec sa bonne ambiance, l’on se demande pourquoi ce grand marché de la préfecture de Zio reste un parent pauvre. Pas d’infrastructures adéquates ni d’éclairage public.
Un tour de l’un de nos reporter ce dimanche 15 août 2021 a permis de toucher du doigt les réalités dans le marché.

 » Le marché s’anime à partir de 16 heures bien déjà le matin certains viennent se ravitailler. Mais il faut dire que les choses sont un peu chères avant cette heure  » a confié le Sieur Koffi, un conducteur de camions qui déchargeait les sacs des maïs et du gari rencontré le matin.

Il sonne 17 heures, le marché bat son plein, les acheteurs se bousculent. Chacun se dirigeait vers sa bonne personne pour repartir avec ses achats.
Nombreuses étaient ces voitures d’immatriculation gouvernementale à garer autour du marché pour leur ravitaillement.

 » Notre marché s’anime tous les six jours et comme vous le voyez, c’est une affluence totale. Aujourd’hui je peux vous rassurer que le monde n’est pas aussi fou comme par le passé parce les denrées de première nécessité deviennent plus chères  » a informé Kokoé Adama, une commerçante de maïs et du haricot arrivée depuis Aklakou (la préfecture des Lacs).

L’ambiance est moins bonne du côté des revendeurs de bétails.
Pour eux, le marché depuis le début de ce mois n’est pas bon à cause de la cherté de leurs bêtes.

 » Au mois d’août les béliers, cabris, chèvres et autres deviennent chers parce que c’est un mois au cours duquel beaucoup de féticheurs font leurs cérémonies pour rentrer dans une année nouvelle  » a confié Messan, un chevronné en élevage des ruminants.

Il sonnait 18 heures lorsque les premières lumières se font voir. Peu à peu, elles gagnent tous les étalages de même que l’affluence qui augmente.

Fort de ce constat, il urge que le gouvernement tourne son regard vers ce marché vétuste et de renom au cœur du village d’Avéta afin de faire prospérer les activités commerçiales.

Maurice AGBOSSOU, de retour d’Avéta.

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