Togo, premier pays exportateur du soja bio vers l’espace Schengen, un classic utopique

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L’exportation du soja bio togolais occupe trois ans consécutifs une excellente place sur le plan mondial mais la vie et les conditions de travail des agriculteurs restent à désirer.
Le rapport 2020 de la commission de l’Union européenne (UE) sur l’importation des produits bio, rendu public le mois dernier, privilégie le soja bio togolais en le classant au premier rang mondial des pays exportateurs vers l’espace européen.
En effet, l’exportation a connu une hausse passant de 42.300 tonnes en 2019 à 51.000 tonnes en 2020 soit 20,4% de croissance.
L’exportation du soja bio togolais vers l’espace européen occupe 37,1% devant l’Ukraine à 20,9% et l’Inde 11,3%. Dans la même période, les exportations des produits agro-alimentaire bio dans son ensemble entre le Togo et l’Europe sont passées de 44.684 tonnes à 54.017 tonnes. Avec cette progression le Togo occupe le 13 ème rang mondial et le deuxième sur le continent.
Mais ces classements restent utopiques. c’est vraiment triste de constater que le Togo occupe ces rangs sur le plan mondial, mais les premiers acteurs de ce progrès qui sont les agriculteurs n’en jouient pas. En observant les conditions de vie des agriculteurs ou des paysans n’encouragent pas à investir dans ce domaine. Les agriculteurs vivent dans une extrême pauvreté et une misère indescriptible. Ils travaillent comme des chevaux mais mangent comme des souris. Les conditions de travail font fuir les jeunes qui devrait prendre la relève de l’agriculture. Les outils de travail restent rudimentaires, archaïques et vieux. On peut citer entre autres les houes, les coupe-coupes, les dabas, l’absence de mécanisation, l’absence des variétés de produits, le manque de formation et d’information de ces acteurs, un accompagnement infine du gouvernement, manque d’une politique de transformation des produits locaux… Dans toutes ces conditions les producteurs sont moins privilégiés ce qui fait qu’ils vendent moins cher aux grands exportateurs et l’Etat qui l’exportent et en profitent. Devant cette situation les agriculteurs togolais restent toujours malheureux, découragés et désavantagés.
Mais, avec cette quantité d’exportation, le Togo pouvait accroître la chaîne de valeur pour le développement du pays en mettant en place les usines de transformation sur place.
Malgré tout, le Togo demeure le premier exportateur de soja bio vers l’Europe. Dès lors, il faut que le gouvernement togolais améliore les conditions de vie et de travail de ces producteurs.

Marcel

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