La pandémie à Coronavirus sévit bel et bien au Togo et les dernières chiffres deviennent très inquiétantes dans le Grand Lomé.
La remarque est bien palpable que les populations ont baissé les bras face aux mesures longtemps éditées par les autorités pour lutter contre ce fléau.
Visiblement certains lieux de culte, les lieux de mariages mais surtout de funérailles font plus la cour à cette pandémie qui laisse place aujourd’hui un autre variant.
Chaque week-end que Dieu fait et comme cela s’annonce déjà dans plusieurs quartiers du Grand Lomé sillonnés par un journaliste de notre rédaction, les apatams sont déjà au rendez-vous pour les funérailles tels que Bè, Adakpamé, Nukafu, Hédzranawoé, Amoutiévé et Tokoin Doumasséssé…
Ce relâchement dans le respect des mesures barrières et consignes sanitaires contre la COVID-19 surtout dans le Grand Lomé qui regroupe 13 communes réunies dans les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé est dû à la mauvaise foi de nos Maires, chefs cantons et chefs quartiers qui autorisent les funérailles surtout sans aucune mesure de surveillance pour s’assurer du nombre de personnes indiquées pour ces funérailles par le gouvernement car, nulle ne peut ignorer que les funérailles et les mariages tels qu’ils sont organisés constituent de grands foyers de contamination à la Covid-19.
Pour ce chef de famille, le tord revient aux autorités locales et aux chefs traditionnels.
« Quand les gens vont demander l’autorisation pour les funérailles, il y a toujours en bas de la fiche d’autorisation, un Nota Bene qui recommande aux organisateurs de tout faire dans le respect des mesures barrières » a déclaré le Sieur Agbégninou Komla qui poursuit » la suite, quel suivi font ces derniers et surtout les chefs des quartiers pour s’assurer du respect de l’engagement pris par ces derniers ? » s’interroge t-il.
Si au vu de tous, les chefs traditionnels eux-mêmes organisent des funérailles en grande pompe, que peuvent les populations ?
Il est bon temps pour le comité scientifique et le gouvernement de prendre des mesures idoines pour eraquider cet incivisme au sein des populations avec le concourt de l’association des prestataires et pompes funèbres comme ce fut le cas des tenanciers de bar.
Maurice