(228NEWS)- Le cadre national de concertation des acteurs de protection de l’enfant s’est réuni ce vendredi 31 mai 2019 à Lomé, à l’occasion d’une journée d’échanges et de renforcement de capacités de ces acteurs sur la protection de l’enfance contre la traite des enfants, en particulier celle sexuelle.
Initiative du ministère en charge de l’action sociale, de concert avec le Réseau de Lutte contre la Traite des Enfants au Togo (RELUTET) et Plan International, cette rencontre ouverte par le Directeur de cabinet du ministère vise à mettre au parfum de la lutte ces acteurs, les diverses avancées, difficultés, afin de définir de nouvelles orientations, car malgré les efforts déployés par les divers acteurs impliqués dans la chaine de valeurs, en l’occurrence le gouvernement, les organisations internationales et non gouvernementales, à l’instar du RELUTET, vaste est le chantier à encore abattre.
Elle s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la traite des enfants célébrée chaque 31 mai.
Pour le Directeur de cabinet de la ministre en charge de ce secteur, M. , l’une des pires formes d’esclavage de l’enfant est celle sexuelle et nul n’ignore aujourd’hui que cette pratique déshonorante et honteuse continue de prendre de l’ampleur au Togo, affectant dangereusement la vie et le développement de nombreux enfants et jeunes.
Ceci, nonobstant le grand arsenal juridique international domestiqué par notre pays, ajouté à celui national. Il ressort donc qu’une prise de conscience des différents acteurs impliqués dans la lutte doive s’imposer. Cela doit passer par la définition de stratégies de lutte additionnelles, plus de rigueur dans la riposte et dans la protection de l’enfance.
Le Directeur général de la protection de l’enfance, le Dr Kondoh Kandaré a pour sa part loué les efforts du gouvernement, qui dans sa politique sociale accorde une place de choix à la protection de l’enfance contre ces fléaux. Il a par ailleurs, encouragé tous les acteurs et populations à respecter les différentes dispositions normatives et légales existantes au Togo, afin d’endiguer le phénomène.
« La question de protection de l’enfance tient à cœur aux tous premiers responsables de ce pays qui mènent des actions en vue de créer un environnement propice à l’évolution de tous les enfants à travers le ministère le ministère en charge du secteur. Un certain nombre de textes ont été notamment ratifiés, des mesures législatives, institutionnelles et programmatiques ont été prises dans ce sens. », a-t-il déclaré aux micros du 228NEWS.
Mme Kougbléanou Félicité, Coordonnatrice du RELUTET et chef du projet dresse un bilan succinct des diverses activités menées à ce jour.
« Nous nous sommes inscrits dans des activités de plaidoyers du le plan national dans le cadre de ce projet qui a trait à la thématique de la traite sexuelle des enfants. Nous avons également eu à renforcer les capacités des acteurs de protection de l’enfance à travers des ateliers, à travailler avec les jeunes sur une campagne digitale sur le phénomène de la traite sexuelle des enfants. Des émissions radiophoniques et télévisées qui passent en boucle dans nos médias à note initiative, ne sont pas en reste. », a-t-elle confié.
Le phénomène faut-il, le souligner, n’impacte pas seulement que l’enfant victime, mais aussi ses proches, sa famille, sa communauté et le pays tout entier qui s’en ressent.
Au Togo, le tableau de bord 2015 sur la protection de l’enfant a enregistré 146 enfants victimes de l’exploitation sexuelles dont 82 en milieu urbain, soit 56,2% contre 64 en milieu rural, soit 43,8%. Sur 10 victimes de ce fléau, 9 sont filles, soit 92,8%. Cet état, notons-le pour finir que s’est d’ailleurs aggravé en 2016.
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