Θ228news (Lomé, le 19juillet 2018)- Le 28 juillet prochain à Lomé, une comédie dramatique sera projetée en salle pour les mécènes et amoureux du septième art togolais. » Dimitri à Sevagan », d’une duree de 115 minutes, long métrage scellant le retour sur scène de l’Association des Amis Artistes (3A) est une œuvre d’Alexandre Mondé, réalisée par Prince Edorh sous le casting d’Atchina Noviti communément appelé Gaglo.
Mais avant de mettre en relief le mérite de cette nouvelle œuvre qui veut sonner le glas de la renaissance d’une véritable industrie cinématographique au Togo, plusieurs révélations des auteurs du chef œuvre doivent faire tiquer plus d’un. Sur un budget global de production de 10 millions de francs CFA, l’équipe à bénéficié d’un appui du Fonds d’Aide à la Culture (FAC) de 3 millions de francs CFA dont 2,5 seulement sont perçus à ce jour. D’où proviennent alors les 7 millions restants nécessaires à la production de ce long métrage ?
De sources sûres, des centaines de lettres de sponsoring, de partenariats et d’appels à l’aide adressées par ci, par là n’ont accouché d’aucun dinar de plus. Confronté à l’adversité et face à la fatale désertion qui était aux portes des uns et des autres, il a fallu un courageux prêt bancaire de Gaglo pour sauver l’œuvre.
Face à cela, il convient aujourd’hui de s’interroger sur la reelle politique cinématographique du Togo ? En existe-t-elle une? Quels en sont les grands axes prioritaires et plans d’actions? Qui en est le visage et que fait- il concrètement?
Nos interrogations ne trouveront sans doute de réponses. Les démissions en cascades des différents acteurs et talentueux engagés dont dispose le Togo en la matière en dit long. Sinon, comment concevoir ou accepter qu’un acteur engagé au service de cette renaissance tant prônée du 7e art togolais ne puisse pas avoir les moyens de payer la scolarité de son enfant, son loyer? Dans quelles conditions pourrait-il apporter dignement et pleinement sa contribution à l’édifice commune?
Pour des initiatives de piètre intérêt national, des sommes faramineuses sortent pourtant pour les financements? Ou sont donc ces grands opérateurs de notre pays qui financent un oui ou un non, les mettant au crédit de leur fameuse responsabilité sociétale d’entreprise?
« Dimitri à Sevagan » comme l’indique si bien le nom de l’acteur principal » cœur courageux » a quant à lui, triompher de cette épreuve. Mettant en exergue le destin d’un jeune garçon au cœur d’un tourbillon familial, ce film qui sera projeté dans 9 jours à l’hôtel Eda Oba relate le périple que rencontrent bon nombre de jeunes africains et togolais qui avec efforts, acharnement triomphent de l’adversité et des calvaires infligés par la société et l’entourage, mais se retrouvent prisonniers d’un choix à faire par rapport à leur malheureux passé.
Tourné par une équipe formidable d’acteurs pétris de talents tels Agbotcho Madatina, Alexandre Mondé, Rosemonde Assogba, Nini Locoh, Kekeli Djissenou, Bonaventure Agbodjan, pour ne citer que ceux là sans oublier le grand Atchina Noviti, ce chef d’œuvre sera suivi par les mécènes et amoureux aux prix de 5000 francs, 10 000 francs,…
Démocrate Koudama
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« Dimitri à Sevagan » ou le calvaire du 7eme art togolais
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