Ce 1er mai, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des travailleurs, un cadre de dialogue social a vu le jour entre les partenaires sociaux de la zone franche togolaise.
Ceci à travers un protocole d’accord signé par le président de l’Association des sociétés de zone franche (ASOZOF), Victor Kossi Adodo, le Directeur général par intérim de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF), Atsouvi Yawo Sikpa et le porte-parole du collectif des syndicats de la zone franche.
A l’initiative de M. Victor Kossi Adodo, arrivé à la tête de l’ASOZOF en avril 2017, ce cadre présente un triple avantage pour les parties prenantes.
Pour les employeurs, la qualité du dialogue social entraîne l’augmentation de la productivité, de la rentabilité et du profit.
Pour les travailleurs, le dialogue social produit des effets bénéfiques relatifs à l’expérimentation du travail décent, productif, réalisé dans des conditions de sécurité, de liberté, d’égalité et de dignité.
Enfin pour l’Etat, la complémentarité des intérêts des employeurs et des travailleurs devient l’intérêt général dont il est le défenseur et le garant.
« Le dialogue social se situe donc au cœur de l’harmonie sociale et constitue de ce fait un instrument de gestion de conflits sociaux, un outil de recherche de consensus », a confié le président de l’ASOZOF.
Pour M. Hessikoma Kaman, porte-parole du Collectif des syndicats de la zone franche, les conflits sociaux restent persistants au sein des entreprises de la zone franche avec souvent des grèves. Ceci, malgré l’existence des mécanismes de concertation et de dialogue existant dans les entreprises; aussi l’instauration de ce cadre est-elle une bonne nouvelle pour le secteur.M. Atsouvi Yawo Sikpa, Directeur général par intérim de la SAZOF a pour sa part encouragé les employeurs et les travailleurs de la zone franche.
« Vous êtes sur la bonne voie et nous ne pouvons que vous soutenir et vous accompagner. Le dialogue social est nécessaire, je dirai même vital », a-t-il confié.
Créée en 1989, la zone franche industrielle togolaise a vu naitre les premières entreprises dès 1990. Dans cette dynamique, un comité des chefs d’entreprises a vu le jour pour négocier avec un collectif des travailleurs de la zone franche. Le 1er juin 1996 est ainsi intervenu au Togo l’accord sur les relations de travail entre employeurs et travailleurs de zone franche. Instrument majeur de dialogue social, né de la volonté et de la concertation entre travailleurs, employeurs et Etat, cet accord a balisé la voie aux négociations tripartites qui conduiront plus tard à la convention collective de la zone franche du Togo.
Le cadre de concertation et de dialogue social ainsi né entre l’Etat, les employeurs et les travailleurs de la zone franche transparaît à l’article 86 de la Convention collective sectorielle de la zone franche, signée le 16 octobre 2012. Selon les termes de l’Organisation internationale du travail (OIT), le dialogue social s’entend des processus de négociations, de partage de l’information, de consultation, de gestion de conflits mis en place par le gouvernement, les employeurs et les travailleurs, sur des questions liées à la politique économique et sociale menée par l’Etat.
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