Fin vendredi à Abidjan du séminaire sur le trafic de drogue par voie maritime dans le golfe de Guinée.

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Débuté depuis mardi dernier, le séminaire a réuni d’Abidjan des personnalités civiles et militaires membres des organisations régionales de coordination maritime de l’Afrique de l’ouest et du centre, des organisations sous régionales dont la CEDEAO, le CRESMAC et le CRESMAO et des coopérants et experts français de l’institut.

Il a permis aux participants d’échanger sur des pistes pour identifier les moyens d’actions et envisager les évolutions juridiques, institutionnelles et techniques de lutte contre le trafic de stupéfiants et aussi renforcer les coopérations entre les administrations et les Etats en matière de lutte contre les trafics illicites en établissant un état des lieux sur la menace et ses implications.

A la fin des travaux du séminaire vendredi dans la capitale ivoirienne, des recommandations sur quatre axes importants à savoir, gouvernance, la formation et recommandations à caractère juridique et recommandations à caractère de formation ont été formulées à l’endroit des pays participants et des partenaires pour une lutte efficace contre le fléau du trafic de drogue dans la sous ouest et est africaine.

En terme de gouvernance, le séminaire demande d’améliorer la coordination entre administrations de l’Etat au niveau opérationnel ayant légitimité à agir sur le terrain en collaboration avec les autres services, solliciter le soutien de la communauté internationale, les institutions et les Etats aux Etats africains dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, favoriser l’élaboration et la mise en œuvre d’accords bilatéraux ou multilatéraux à caractère juridique et technique, encourager les échanges d’information entre autorités portuaires en s’aidant notamment des plates-formes d’échanges existantes et se rapprocher des pays d’Amérique du sud pour renforcer la coopération en matière de lutte contre les trafics illicites.

Sur le plan juridique, les participants recommandent d’effectuer une analyse de risques permettant d’asseoir une politique en matière de criminalité portuaire en privilégiant une approche interministérielle, de tirer les enseignements des audits et expertises de consultants OMI, ONUDC, Interpol, de la France, etc., de prendre les dispositions règlementaires permettant d’encadrer clairement les activités définissant les niveaux de responsabilité et reposant sur les engagements internationaux, d’établir des conventions avec les opérateurs portuaires pour faciliter les contrôles et d’adapter les législations de façon à prévoir toutes les infractions n’étant pas encore prévues et sanctionnées.

En matière de formation, les participants proposent de poursuivre l’action de sensibilisation engagée par l’ISMI sur les différents types de criminalité portuaire, de renforcer la formation des agents civils ou militaires sur la criminalité portuaire, et enseigner les techniques de fouille de navires et conteneurs, de police technique et scientifique avec des exercices pratiques et développer davantage d’actions de formations au niveau national sur les sujets traités par l’ISMI.

En terme de recommandations à caractère technique et opérationnel, il est proposé d’avoir une approche globale et interministérielle des activités pouvant impliquer plusieurs acteurs, faire évoluer l’analyse des risques en y associant les possibles liens entre eux par exemple entre la piraterie, le terrorisme, le trafic de carburants, ou le trafic de stupéfiants, prendre en compte dans les analyses de risques celles relevant de la tentation de corruption, en particulier pour les agents ayant des responsabilités sensibles, actualiser les méthodes de ciblage selon la prise en compte d’un spectre de paramètres évoluant selon le retour d’expériences et les progrès technologiques, utiliser des applications du type whatsApp pour faciliter et accélérer les échanges entre agents concernés par la sûreté.

D’autres sujets ont fait l’objet d’échanges et contenus dans les recommandations pour asseoir une lutte efficace et porteuse de résultats contre le trafic de drogue dans la région du golfe de Guinée.

Le séminaire qui est organisé par L’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI) a pris fin sur une note de satisfaction générale.

DBD

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