Célébrée dans le monde entier, la journée internationale de lutte contre la corruption a été commémorée également au Togo, un pays classé parmi les plus corrompu de la planète par des institutions spécialisées.
La Rédaction de votre Journal a pu assisté à deux manifestations. Il s’agit en l’occurrence de celle de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et de celle de l’ONG Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-Togo) qui à la suite du thème mondiale « Unis contre la corruption pour le développement, la paix et la sécurité », ont réitéré leur attachement à la lutte pour l’endiguement de cette « peste » qui gangrène et handicape nos économies, a en croire M. Adedzé, Commissaire Général de l’Office Togolais des Recettes.
Au delà, la volonté politique, théorique du moins, du Togo en la matière n’est plus à démontrer. De l’adhésion à plusieurs mécanismes internationaux et sous régionaux à leur internationalisation, en passant par la mise en place de plusieurs institutions dédiées à la lutte notamment la Cour des Comptes, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et des Infractions Assimilées, notre pays a fait du chemin. Mais la charité bien ordonnée commence par soi-même, dit-on souvent, aussi nous posons-nous la question de savoir que font les premières responsables du Togo pour montrer l’exemple?
Déclarations des biens à la prise de certaines fonctions, transparences dans la gouvernance, nombreux sont ces Togolais qui estiment aujourd’hui que du chemin reste à faire et que les premiers responsables doivent donner l’exemple.
Résultat, on assiste à une généralisation du phénomène dans les rues du pays, que ce soit avec les forces de l’ordre en charge de la sécurité routière, que dans certaines administrations du service public.
Tout ceci nous amène en ce jour à nous interroger sur qui est qui dans la lutte contre la corruption au Togo?
Démocrate
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