« Depuis plusieurs jours, certains messages envoyés sur la plateforme whatsapp des Greffiers du Togo et qui se sont malheureusement retrouvés sur d’autres plateformes, ont suscité la colère et l’indignation de certains magistrats individuellement, et de la corporation des magistrats en général.
La coordination du mouvement des greffiers et administrateurs de greffe du Togo tient à préciser que ces messages sont le fruit de certains écarts de langage déplorables et ne représentent absolument pas l’avis de l’ensemble des Greffiers du Togo qui, eux, ont à coeur le respect et la courtoisie dus à la corporation des magistrats, ainsi qu’à toute autre corporation.
La coordination du mouvement des greffiers et administrateurs de greffe du Togo voudrait insister ici sur le fait que le mouvement de grève qu’observent les greffiers du Togo depuis quelques semaines maintenant n’est dirigé contre personne, et encore moins contre une corporation. Il a pour socle des revendications purement professionnelles.
La coordination tient à présenter les excuses du mouvement à tous et veillera à ce que de tels incidents regrettables ne se répètent plus ». Tel est en substance le communiqué sanctionnant la dernière Assemblée Générale des greffiers et administrateurs de greffe du Togo engagés dans un mouvement de grève depuis bientôt deux (2) mois.
Rats de justice, ces derniers, est-il honnête de le dire, représentent à eux seuls 80% du bon fonctionnement de la justice, mais ils ne sont pas traités à leur juste valeur. Depuis le début de leur mouvement, la presse togolaise n’a encore eu aucun écho d’un quelconque engagement d’un magistrat ou d’un autre corps de métiers de justice à leur côté ; ce qui est fort déplorable et caractéristique même de la mentalité africaine en générale et togolaise en particulier, marquée par une inaction patente, conséquence d’un égocentrisme maladif.
La coordination du mouvement de grève fait un mea culpa suite à des écarts de langages constatés sur une plateforme wh@t’s Ap privée, sans doute infiltrée, à l’égard de certains magistrats. Cette démarche est la bonne, mais notre Rédaction estime que l’essentiel est ailleurs. Des écarts de langages, on en déplore partout. Mêmes des sommités étatiques n’en échappent pas aux coups. Combien de fois le président de la République n’en essuie-t-il pas, vu qu’il est le plus dénigré à longueur de journée sur les médias ; et que dire des puissants de ce monde ?
Loin de faire l’apologie de ces comportements, notre démarche tend plutôt à inviter les grévistes à focaliser leur attention sur leurs préoccupations qui sont ailleurs, plutôt que de se laisser distraire par des bisbilles. Etre plus professionnels dans leurs démarches serait bien, mais ne pas se laisser distraire par les manœuvres désespérées et les tentatives de récupération de ces situations serait encore mieux. Le déchaînement opportuniste et soudain des magistrats nous pousse à nous interroger aujourd’hui sur leur volonté de voir s’améliorer les conditions de vie et de travail de leurs indispensables et indissociables collaborateurs.
Rappelons que le mouvement vient encore d’être reconduit pour quatre (4) jours à compter de demain et que trois points essentiels marquent la plateforme revendicative des greffiers et administrateurs de greffes regroupés au sein de l’Association Togolaise des greffiers (AGT) et du Syndicat National des Greffiers du Togo (SNGT) : l’adoption d’un statut spécial établissant un plan de carrière avec des avantages, de meilleures conditions de travail et des primes de risques, rendement, responsabilité,…
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