De Lomé à kara, la mobilisation des greffiers du Togo est générale

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La mobilisation est générale au sein du Syndicat national des Greffiers du Togo (SNGT) et de l’Association des Greffiers du Togo (AGT). Tel est le sentiment dégagé à l’issue de l’assemblée générale tenue conjointement à Lomé et à Kara par le SNGT aux fins de lancer un mot d’ordre de grève de 72 heures reconductibles, les 22, 23 et 24 mai prochains.

« Nous devons rester mobilisés , avoir un mental de fer et cœur d’acier afin de garder une atmosphère durant les moments qui vont s’annoncer. Il est important à l’heure actuel que l’autorité prenne conscience que les greffiers iront jusqu’au bout afin d’obtenir satisfaction », a confié Me Koriko Bagaza, conseiller du SNGT et porte-parole du mouvement des greffiers et administrateurs de greffe.

Plus que jamais déterminés à Kara

Même son de cloche à Kara où le mot d’ordre est de rester à la maison  l’on est plus gonflé à bloc et prêt pour aller jusqu’au bout. Pour Me Gbogbo, point focal du SNGT à Kara, il est important de sauvegarde d’avance l’unité du corps des greffiers durant les moments éprouvants à venir ; Il a également retracé les différents processus liés à l’adoption du statut particulier des greffiers avant de saluer le cadre associatif qu’est le SNGT qui vient en appui à l’AGT et qui permet aux greffiers aujourd’hui d’agir de concert.

Pour rappel, les greffiers ont adressé une plateforme revendicative au ministre de la fonction publique et au garde des sceaux le 10 avril passé. Une relance a été faite le 25 avril de cette même année suite à l’inaction de l’autorité.

Le 2 mai, une réunion s’est tenue avec le garde des sceaux, mais n’a accouché que de promesses non tenues, éléments déclencheurs de la grève qui s’annonce la semaine prochaine.

La plateforme revendicative des greffiers comporte trois (3) points cruciaux dont le statut particulier des greffiers et l’obtention de certaines primes, revendications principales.

Maillons essentiels de l’appareil judiciaire, les greffiers sont pourtant les pauvres parents de la justice togolaise et exercent leur fonction dans des conditions très difficiles. insuffisances de matériels de travail, matériels vétustes et non adaptés, absence de conforts, surdose de travail sont le quotidien de ces hommes et femmes qui pourtant font tourner la justice togolaise.

(photos, 1 AG de kara, 2 AG de Lomé)

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