Par arrêté ministériel N° 008-2021-MEMPPC/CAB en date du 28 Avril 2021, le Directeur des Affaires Maritimes, Monsieur Matchonnawè Hubert a été suspendu de ses fonctions par le Ministre de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière. Les raisons de cette suspension n’ont pas fait l’objet de publication.

Qui est donc ce fameux Matchonnawè Hubert BAKAI qui a retenu l’attention des Togolais en général, celle des acteurs maritimes en particulier, depuis cette mesure de Monsieur le Ministre Edem Kokou TENGUE?
Titulaire d’une Maîtrise en droit public à l’université de Lomé, d’ un Master II en Management de projets et d’un diplôme professionnel international en règlement des différends liés au droit de la mer, Monsieur Hubert M. BAKAI a également soutenu une recherche en gouvernance et délimitation des frontières maritimes à la division du droit de la mer des affaires maritimes des Nations Unies et à l’université de Nice Sophia Antipolis en France en 2017. Il a été Chef de cabinet du Haut Conseil pour la mer de 2014 à 2019, et précédemment (2013 à 2015) membre du conseil consultatif d’Interpol pour le respect et l’application des lois environnementales (ECEC Advisory Board). De 2008 à 2015, il a été Conseiller juridique du ministre de l’Environnement et des ressources forestières du Togo. Il a activement participé aux préparatifs techniques du sommet de l’Union Africaine (UA) sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique tenu le 15 octobre 2016 à Lomé, membre du groupe de travail des nations unies pour la seconde évaluation mondiale de l’état des océans( htps://www.researchgate.net/35104981World-ocean-assessment-II-Chapter-21-Developments-in-renewable-energy-sources). Il est membre des Alumini du Tribunal International du Droit de la Mer (TIDM), de la fondation Nippon pour le droit de la mer. Il est aussi membre des Alumini des programmes Young Afican Leaders Initiative (YALI) des États-Unis d’Amérique et du programme français Personnalité Avenir Défense (PAD) depuis mars 2018.
Monsieur Hubert Matchonnawè BAKAI occupe le poste de Directeur des Affaires Maritimes depuis le 8 mai 2018.
Ne perdons surtout pas de vue l’exceptionnelle qualité du mémoire de recherche scientifique intitulé » la délimitation des espaces maritimes du Togo, au service de la sécurité des ressources marines pour le développement économique et en faveur d’une gouvernance maritime régionale » dont il est auteur; travaux mis à profit par celui-ci, à la tête de la délégation togolaise dans la délimitation de la frontière maritime entre le Togo et le Ghana, coprésidés par le Ministre de le sécurité du Ghana (https://mobile.ghanaweb.com/GhanaHomePage/features/Ghana-Togo-hold-talks-on-maritime-boundary-negociation-7061022, 24heuresinfo) ( https://www.un.org/oceancapacity/files/memo-final-huerbert-bakai-du-27-11-17.pdf.
Sur le plan éducatif, il n’aurait ménagé aucun effort pour l’institution du parcours licence professionnelle en océanographie et applications à l’université de Kara depuis l’année académique 2020-2021; en collaboration avec les responsables de l’Université de Kara et sous la houlette du gouvernement, aux fins de la formation locale des professionnels de la mer et métiers connexes ( communiqué de presse de l’Université de Kara en date du 18 Décembre 2020) .
Sur le plan social, il aurait offert son accompagnement technique à la commune Lacs1 pour la construction d’embarcadère et débarcadère.
En seulement 3 ans à la tête de la DAM, le Directeur BAKAI a fait découvrir l’existence de cette institution aux concitoyens et surtout son rôle capital dans le maintien des activités maritimes et portuaires dans les conditions optimales de sûreté et de sécurité.
Bref, M. BAKAI a eu, à ce jour un brillant parcours professionnel que rêverait tout jeune togolais qui fait de la diligence son credo.
Ce fût, cependant une véritable période d’épreuve pour les gens de la mer, qui approchés par notre équipe d’enquête n’ont cessé de venter les mérites et exploits de ce Responsable d’institution publique révolutionnaire.
Que pouvait-on lui reprocher de si grave qui justifierait cette procédure disciplinaire?
Primo, sa gestion financière de l’institution dont il a la charge serait une des meilleures.
Selon une source crédible, la DAM aurait fait l’objet d’audit général de l’inspection générale de l’Etat peu avant cette décision de suspension, qui n’aurait rien révélé d’illégal.
Aussi, un contrôle du trésor public audit service courant la procédure disciplinaire l’aurait-il, une fois encore blanchi de toutes éventuelles accusations.
Le DAM entretiendrait, par ailleurs un cordial partenariat avec l’Interpol et l’ONUDC, institutions de lutte contre les crimes financiers; de quoi rassurer davantage le trésor public.
Secondo, nos informations font état d’une diligence exceptionnelle de la DAM, Monsieur Hubert M. BAKAI en vue de satisfaire au mieux les marins, principaux partenaires de son institution.
En effet, en octobre 2019, le gouvernement togolais, à travers la Direction des Affaires maritimes a pris des mesures idoines dans le souci d’améliorer les conditions de vie et de travail des gens de mer.
C’est à travers un document rendu public que la Direction des Affaires maritimes dévoile le marin et les conditions pour exercer la profession.
Pour Monsieur BAKAI, tout marin doit avoir un « livret maritime professionnel » permettant de l’ « identifier et récapitulant les différents certificats et brevets, visas des autres États, la durée du temps passé abord dont il est titulaire ». (Atlantic info du 19 Mars 2020)
A ce titre, cette direction se bat au quotidien dans ses missions régaliennes pour fournir aux marins qui le souhaitent les documents nécessaires à l’exercice de leur profession.
La délivrance de ces documents est toutefois réglementée par la loi N° 2016-028 du 11 octobre 2016 portant code de la marine marchande qui prévoit en son article 207 les conditions à remplir pour exercer la profession de gens de mer.
« Tout marin qui remplit les conditions exigées bénéficie de son livret professionnel maritime dans un délai de 48 heures. Cependant, pour certains faits liés aux faux et usages de faux des livrets maritimes, la condition relative à la présentation d’un contrat ou d’une promesse ferme d’embarquement est ajoutée aux conditionnalités listées par le code de la marine marchande en ce qui concerne les jeunes marins, les cadets et les élèves marins (les falsifications, les usurpations de titre) ( la Direction des Affaires Maritimes ).
Des mesures sont, à ce jour en cours d’élaboration en vue de l’institution du livret professionnel maritime biométrique à la suite des orientations politiques du Gouvernement afin de lutter contre la fraude sous toutes ses formes.
Mieux, “la convention collective des gens de mer prend en compte toute la problématique liée au travail marin. Le document qui sortira de cette rencontre fera objet d’un autre atelier de validation avant son adoption définitive par le gouvernement”, a déclaré Monsieur Matchonnawè BAKAI ( Magasine Togo first du 18 Mars 2021).
Même les syndicats ne peuvent retenir leur satisfaction suite à cette reconnaissance de statut. “Il s’agit d’apporter un certain respect au patrimoine maritime en mettant en place des conditions de vie et de travail décents pour les marins et améliorer le transport en mer”, s’est réjoui Paulin BEGUEDOU, capitaine de navigation et président de l’UMATO (Union des Marins du Togo)( même source).
En d’autres termes, ce régime de protection sociale des marins pour lesquels des groupes de travaux ont été mis en place serait fortement apprécié par les marins.
Aussi, devons-nous « prendre des mesures à temps, afin d’éviter que les navires sous pavillon togolais se retrouvent dans des situations internationales qui entacheraient l’image du pays», (dixit Monsieur HubertBAKAI).
Toute somme, l’essentiel est fait pour la satisfaction des acteurs de la mer.
Le suspens sera enfin levé dès la publication de l’Arrêté N° 017-2021/ MEMPPC/CAB du 26 Octobre 2021 portant remise en activité de Monsieur Matchonnawè BAKAIA, Directeur des Affaires Maritimes.
ET ENFIN…. Le Ministère de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière retrouve ainsi progressivement sa quiétude, sine qua none à l’épanouissement professionnel des fonctionnaires qui y sont affectés.
Vivement que le Ministre TENGUE profite au maximum de ces diverses compétences de Monsieur Hubert M. BAKAI, son collaborateur pour l’excellence du ministère dont il a la charge.
C’est le lieu de remercier le Chef de l’Etat, Madame le Premier Ministre, le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social ainsi que toutes ces bonnes volontés, pour diligences faites en vue du dénouement juste dudit différend.
D. K. SOHOU