Depuis le 06 septembre, la plupart des grandes villes du Togo sont secouées par des manifestations publiques des populations répondant à l’appel des partis de l’opposition notamment le groupe des six (6), le Combat pour l’Alternance Politique (CAP) en 2015, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et le Parti National Panafricain (PNP). Ces manifestations prévues pour deux jours ont mobilisé des centaines de milliers de togolais sur l’ensemble du pays et ont pour principales revendications, le retour à la constitution de 1992, les réformes politiques, constitutionnelles, institutionnelles et électorales, le vote de la diaspora,….
En réponse à ces manifs, les associations et mouvements réunis au sein du collectif de la majorité présidentielle ont également organisé deux meetings ces mêmes journées afin de lancer un appel à la paix. Ces meeting ont également pour but d’exprimer les vives inquiétudes d’une partie du peuple devant la dégradation du climat social, qui résulte « de la démarche anti-démocratique, adoptée par l’opposition et visant à créer et exploiter les conditions d’une insurrection populaire, au détriment de l’ordre constitutionnel », selon le collectif des associations et mouvements de la majorité présidentielle.
« La paix chèrement acquise par le Togo est fortement menacée en l’état actuel et il est important que tous les togolais en soient conscient. Tout comme nos frères de l’opposition, le parti au pouvoir est dans la dynamique d’opérer des réformes. Mais cela ne peut se faire que par le dialogue, le respect mutuel et dans la tranquillité et non la violence », prévient jean Atcholé, président de l’Association pour la Promotion de la Jeunesse, membre du collectif de la majorité présidentielle.
Le pouvoir prévient également l’opposition de toute tentative de déstabilisation du pays par la force et lance un appel à cette dernière à ne pas céder à l’extrémisme politique.
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