Journée internationale de la femme Le Protocole de Maputo et la Déclaration d’Abidjan sur l’éradication de l’apatridie au cœur d’une rencontre de la CNDH

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La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a célébré en différé le 31 mars dernier la journée internationale de la femme. Ceci à travers une rencontre d’échanges sur les mécanismes africains de protection des droits de la femme qui a rassemblée acteurs de promotion de la femme, de droit, des organisations gouvernementales et internationales, partenaires en développement, et des acteurs de la société civile.

Il était question pour le président de la CNDH, Me Alilou-Dja Cissé d’attirer l’attention des acteurs de droits de l’homme sur la nécessité de connaitre et d’utiliser les instruments et mécanismes adaptés aux réalités africaines, dans le combat pour l’égalité genre.

« Il n’est un secret pour personne que les systèmes régionaux des droits de l’homme renforcent la protection et l’exercice des droits de l’homme en prenant en compte plusieurs considérations ou paramètres telles les coutumes, des valeurs, une cultures et des pratiques régionales partagées… Mais étant donné que l’on peut toujours mieux faire, il est hors de question de se complaire de ces résultats, dans une espèce d’autosatisfaction béate, surtout que les droits de l’homme restent une quête permanente. », a- t- il confié.

Pour le représentant du ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, le thème retenu par la CNDH qui accompagne le gouvernement dans sa politique des droits humains, interpelle à plus d’un titre car « nous avons souvent tendance à négliger les mécanismes régionaux et à accorder plus d’importance aux mécanismes internationaux ». Pour lui, ces mécanismes sont pourtant mieux adaptés à nos valeurs, réalités socioculturelles, us et coutumes.

Les communications ont porté sur deux mécanismes majeurs de protection des droits de l’homme au cours de cette journée. Il s’agit, d’une part du Protocole de Maputo qui vise à lutter contre les inégalités sociales, les discriminations sexo-spécifiques dont font l’objet les femmes, et d’autre part, de la Déclaration d’Abidjan sur l’éradication de l’apatridie qui met l’accent sur l’importance de s’assurer que chaque enfant acquiert une nationalité à la naissance et que tous les enfants soient considérés comme nationaux de l’Etat dans lequel ils sont recueillis.

Consacrée par la résolution 32/142 des Nations Unies, la journée internationale de la femme célébrée chaque 8 mars offre chaque année, l’occasion de faire un bilan de la situation des femmes dans le monde et capitaliser les dividendes des expériences passées. Cette célébration dont les activités couvrent tout le mois de mars a été placée cette année sous le thème « Les femmes dans le monde du travail en mutation : planète 50-50 d’ici 2030 »

Démocrate

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