(228NEWS/ Lomé, le 1er mars 2019)- 250 personnes sur 592 ont trouvé la mort par accident la nationale N° 1 au titre de l’année 2018, tel est l’alarmant bilan sécuritaire du second semestre de l’année 2018, dressé par le ministre de la sécurité et de la protection civile, ce vendredi 1er mars 2019, à l’occasion de la journée internationale de la protection civile placée sous le thème « la protection de nos enfants, c’est notre responsabilité ».
Ce bilan semestriel fait état de 2974 accidents qui ont provoqué 4134 blessés et 306 morts durant la période de juillet à décembre 2018 et est marqué par un pic de blessés en juillet en novembre pour les accidents et pic de morts dans le mois de décembre.
Ce bilan porte à 7814, le nombre total d’accidents durant l’année 2018, qui ont entrainé 592 morts et 7951 blessés.
Sur ces accidents, 172 personnes ont trouvé la mort par moto, 81 par voiture et 50 par camion. Il est également à noter qu’il y a eu plus d’accidents au premier semestre avec plus de blessés et de morts qu’au second.
Ces chiffres viennent aussi confirmer la remontée spectaculaire des accidents et leurs conséquences depuis 2017 après une grande baisse entre 2015 et 2016.
« Ce n’est pas bon du tout malgré tous les efforts de sensibilisation et de répression. La meilleure manière serait une prise de conscience collective. Il faudrait que chaque citoyen prenne conscience de l’enjeu car on ne meurt pas deux fois. Il faut préserver sa vie et celle des autres, en lieu et place de l’imprudence et de l’inconscience professionnelle. Les faits de criminalité au cours de l’année 2018 sont également à prendre en compte. », a déclaré Yark Damehame qui promet d’accentuer la sensibilisation et de sévir.
Il a exhorté tous les citoyens à avoir le permis pour les catégories d’engins qu’ils pilotent, au respect du code de la route. En ce qui concerne la criminalité, Yark a parlé d’un tableau très mauvais malgré les efforts les forces de sécurité et de défense. Il a promis multiplier les opérations et appelé à la collaboration des populations, afin de restaurer l’ordre et amener le calme.
La sécurité doit être une coproduction. Les voleurs et braqueurs habitent dans des maisons et vivent dans des familles. Ne pas les dénoncer est une infraction alors que le constat est qu’à partir du moment où l’on ne sent pas victime, l’on ne sent pas concerné. C’est l’affaire de nous tous. Nous avons besoin de la collaboration de tous », a-t-il ajouté.
Dus à l’excès de vitesse, l’état d’ébriété, le non-respect de la réglementation, le maniement du téléphone portable, le refus de priorité, dépassement défectueux, les cas d’accident les plus graves ont été enregistrés à Sotouboua avec 11 morts et 3 blessés suivi d’Atakpamé et Guérin-Kouka avec 07 morts et 07 blessés.
Pour sa part, la ministre en charge des transports a déploré l’absence de panneaux de limitation de vitesse sur nos routes avant de prendre l’engagement de tout mettre en œuvre pour remédier à cet état.
« C’est avec beaucoup de stupéfaction que je viens de prendre connaissance des données qui nous sont présentées. Il est important que nos frères et sœurs de la presse nous aide à davantage sensibiliser les populations car un mort est un mort de trop. Nous ambitionnons rendre modernes et praticables nos routes même si le constat est quand la route est impraticable, l’on fait plus attention. Il est donc important que les usagers fasse plus attention et fasse appelle à toute la concentration possible sur les routes en tant qu’utilisateurs des engins surtout que nous ne sommes pas généralement des fabricants de ces engions en Afrique. », a-t-elle confié.
De manière globale, le second semestre de l’année 2018 a enregistré plusieurs autres méfaits qui mettent à mal la sécurité et la protection civile. On peut noter ainsi durant cette période, 30 faits de braquage dont 24 faits avérés et 06 tentatives qui ont occasionné 8 morts, 41 vols et 02 tentatives de vol, 81 cas de meurtres dont 17 par lynchages, 71 faits de cambriolages dont 69 et 02 tentatives, 05 cas d’enlèvement dont un suivi d’assassinat dans la préfecture du Golfe (souvent par des populations qui s’expriment en langue peuhl).
Egalement, 36 suicides dont 28 par pendaison, 04 par absorption de produits nuisibles, 03 par arme à feu et 01 par arme blanche. Sur cet aspect, il est à noter que 84% d’hommes se suicident au Togo. 94 cas de noyage dont 10 dans un puits, 64 par un cours d’eau 09 dans une fosse,…08 faits de foudroiement ayant entrainé 12 morts ont par ailleurs été enregistrés.
Les saisies de drogues et produits illicites par les forces de sécurité ne sont pas en marge. Durant le dernier semestre de l’année, 1443,085 kg de cannabis, 1552,90 kg de cocaïne en provenance Brésil, 92 kg de Khat provenant de certains pays de l’Afrique de l’Est à destination des USA, 5,567 kg de méthenphétamine, 0,5 kg de substances psychotropes (tramadol,…) et 7487,6 kg de médicaments illicites ont été saisis.
Outre ces faits, 05 mosquées et une église ont été profanées, 123 cadavres découverts portant à 253 au titre de l’année.
L’opération « Entonnoir », pour sa part, a permis de saisir au titre de ce second semestre 307315 litres de carburant saisies.
Les cas de punitions et de sanctions des agents et forces de l’ordre indélicats ont été aussi présentées à l’opinion publique.
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