(228NEWS/ Lomé, le 12 février 2019)- La question du réchauffement climatique ne laisse plus personne indifférent. Au contraire, l’on sent que la problématique commence par trouver de bonnes volontés dans tous les secteurs touchés, lesquels se mobilisent activement pour en relever les différents défis. Il en est ainsi des populations locales qui sont les premières victimes de ces réchauffements. Comment les imprégner sur les mécanismes et contributions qui doivent être les leurs dans ce processus de lutte contre le réchauffement climatique, quel est donc le rôle des autorités locales, premiers représentants de ces populations dans cette quête, tel est le thème central d’une conférence débat organisé ce mardi 12 février 2019 à Lomé.
A l’initiative de la Clinique d’Expertise Juridique et Sociale (CEJUS), cette assise qui a rassemblé plusieurs acteurs politiques, des autorités locales, les acteurs de la société civile, les étudiants, ainsi que des partenaires techniques et financiers occidentaux, a été ouverte par une représentante du nouveau ministre en charge de l’environnement, Wonou Oladokoun, pour qui les conclusions des travaux devraient permettre de prendre plusieurs résolutions impliquant les autorités locales dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Pour M. Kossi Dieudonné, Directeur Exécutif de la CEJUS, il s’agit prioritairement d’amener les différents acteurs locaux et d’accroitre leur participation dans la lutte, qu’ils soient des élus ou nommés locaux.
« Au cours de cette journée, nous allons les informer et sensibiliser sur les changements climatiques, le cadre législatif qui régit le secteur ainsi que leur contribution à la création des cadres locaux de réflexion sur des sujets liés aux changements climatiques. A terme, nous voulons arriver à une prise de conscience e ces autorités du rôle qui leur revient. », a-t-il confié.
Pour sa part, Henri Valot, Chef du Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (PRO-CEMA), premier partenaire technique et financier de cette activité de la CEJUS a réaffirmé l’engagement de son programme à soutenir toutes les initiatives au plan national et local visant à consolider les actions liées à la sauvegarde de l’environnement, un sujet intrinsèquement en adéquation avec la coopération européenne.
« Nous avons donc à cet égard une modalité de financement qui nous permet de financer ce genre de rencontre intéressante, surtout que nous sommes intéressés par la question des autorités locales car il est important pour nous que les relations entre l’Etat, les organisations de la société civile et les autorités locales soient positives. Pour le développement des populations, il faut une réelle alliance et nous trouvons intéressante cette initiative qui va ans ce sens. », a-t-il lâché.
Cinq (5) communications ont meublé les travaux de cette journée. Il s’agit en l’occurrence des panels tournant autour de la légitimité des actions collectives locales dans la lutte contre les changements climatiques, le fondement juridique et les questions de compétences environnementales liés aux collectivités locales, la vulnérabilité de ces collectivités, l’engagement de certains villes contre les gaz à effet de serre, les politiques locales de lutte, et l’option des énergies renouvelables. De fructueux échanges et débats ont permis de clore les travaux qui ont été auréolés de la présence du préfet d’Agoè-Nyivé, le Col Awaté Hodabalo.
Démocrate
(00228) 91 85 40 14
democrate2010@gmail.com