Au Bénin, la scène politique vient d’enregistrer un retournement aussi inattendu que stratégique. Chabi Yayi, fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi, a décidé d’apporter son soutien à la candidature de Romuald Wadagni, candidat du parti au pouvoir pour la prochaine élection présidentielle, selon jeune africain.
Cette prise de position intervient quelques jours seulement après une double rupture politique majeure. Le 4 mars dernier, Chabi Yayi annonçait sa démission du parti Les Démocrates, au moment même où son père quittait la présidence de cette formation. Jusqu’alors, il y occupait un poste stratégique, celui de secrétaire aux relations extérieures.
Mais contre toute attente, l’ancien cadre du parti Les Démocrates a choisi de changer de cap. Il justifie ce ralliement par du « pragmatisme ». Selon lui, cette décision, qu’il décrit comme « mûrement réfléchie », repose sur une « convergence » entre les réformes portées par Romuald Wadagni et les idées qu’il défendait lui-même au sein des Démocrates.
Au-delà de la surprise, ce repositionnement pourrait avoir des implications significatives dans le paysage politique béninois. Il illustre les recompositions en cours à l’approche des échéances électorales, où alliances et repositionnements stratégiques deviennent des leviers déterminants.
Reste à savoir quel impact ce soutien aura sur l’électorat, notamment au sein des sympathisants Les Démocrates, et s’il marquera le début d’un mouvement plus large de ralliements vers la majorité.
Il faut rappeler que la candidature du parti Les Démocrates a été rejetée par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) pour insuffisance de parrainage.
Il faut rappeler que les béninois iront aux urnes le 12 avril prochain pour élire leur nouveau président de la République ainsi que le vice-président.
Priska